Qui a tué ? La question est vieille comme le roman à énigme, et elle n’a jamais cessé de fasciner. Né dans l’argot journalistique anglo-saxon du début du XXe siècle, le whodunit — contraction familière de « who’s done it ? » — a d’abord désigné ces intrigues bien huilées, pleines d’alibis, de fausses pistes et de suspects trop polis pour être honnêtes : le polar comme jeu de société. De l’âge d’or britannique porté par Agatha Christie aux relectures contemporaines façon Benoit Blanc, le genre n’a cessé de se réinventer sans jamais renoncer à sa mécanique fondatrice — un crime, un lieu clos, une poignée de coupables possibles, et un détective chargé de démêler le vrai du faux.

Mais le whodunit d’aujourd’hui n’est plus tout à fait celui d’hier : la vérité n’y est plus toujours réparatrice, identifier le coupable ne suffit plus à restaurer l’ordre. Sous ses dehors ludiques, le genre raconte aussi notre désenchantement contemporain.

Ce dossier rassemble l’ensemble des articles publiés sur le whodunit au sein de The ARTchemists : généalogie du genre, mutations contemporaines, figures de détectives qui ont marqué son histoire.

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