Disquaires – Une histoire : « le streaming c’est la barbarie, le disquaire la civilisation. »

couverture du livre disquaires

Oh le bel ouvrage que voilà ! Francis Dordor signe ici une longue déclaration d’amour à un métier essentiel, pour ne pas dire fondateur, dans l’industrie musicale, 380 pages d’une richesse infinie, dont le sous-titre « La passion du vinyle » est tout à fait justifiée.

Disquaire au gré des tendances

Disquaire : un métier qui s’est construit au fur et à mesure que la technique accouchait du microsillon pour graver, conserver, diffuser la musique. Et la vendre. Donc la promouvoir mais aussi la découvrir, la valoriser. Le disquaire intervient sur tous ces fronts. Connaisseur averti, il ne fait pas que négocier un produit, il repère les artistes, les soutient, les produit au besoin.

Et il innove, il transforme, au gré des tendances qu’il sent émerger parmi sa clientèle. C’est un levier, un moteur. Pour en témoigner, des aventures spécifiques comme celle de New Rose ou de la FNAC, à l’heure où émergèrent les ogres du marché, des anecdotes en pagaille, racontées par Lenny Kaye, Étienne Daho, Lionel Limiñana, Jean-Baptiste Mondino …

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Le retour en grâce du vinyle

Histoire de confronter un âge d’or incroyablement prolixe et l’ère plus sombre du digital, de la musique dématérialisée, des plateformes de streaming, qui faillirent avoir la peau des disquaires. Disquaires qui renaissent de leurs cendres avec le retour en grâce du vinyle, objet vintage au con incomparable, enrobé d’une pochette conçue comme une œuvre d’art.

Un artefact sonore, visuel et tactile : voici ce qu’est le disque. Le fruit d’une création en chaîne, qu’il faut défendre désormais comme la preuve d’un art de vivre nullement dépassé, un luxe d’audition, un slowlistening de qualité. Comme l’explique Emmanuel de Buretel, fondateur du label Because, « le streaming c’est la barbarie, le disquaire la civilisation. » Tout est dit.

Et plus si affinités

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