Bons baisers du monde : James Bond, espion, guide touristique et business cinématographique

couverture du livre Bons baisers du monde consacré aux voyages de James Bond

Mourir peut attendre… par contre, la sortie du 25ᵉ opus de la franchise James Bond, plusieurs fois reportée pour cause de covid, en a fait languir plus d’un. C’est que ce nouveau chapitre des aventures du plus célèbres des espions marque un tournant ; Daniel Craig se retirant du game, il va falloir lui trouver un successeur, et les spéculations de se multiplier sur l’identité du prochain 007, ou de la prochaine ? 2022 célébrant les 60 ans de saga cinématographique, il serait effectivement temps de métamorphoser le personnage … qui a déjà beaucoup évolué au fil des ans. Pour preuve Bon baisers du monde.

Des lieux d’exception

Ce superbe atlas, composé par Guillaume Evin et Laurent Perriot et publié chez Dunod, retrace les aventures de Bond au fil d’un périple international particulièrement éclairant. C’est qu’il en a avalé, du kilomètre, notre James Bond chéri, en 20 ans de luttes secrètes contre tous les méchants qui ont voulu conquérir/détruire notre chère planète. D’où une foultitude de voyages dans des lieux d’exception qui ont fait le cachet de la saga, la transformant au passage en publicité pour agence touristique de luxe. Paysages somptueux, palaces de rêve, demeures haut de gamme, l’espion de ces dames opère toujours dans un cadre hors normes.

Un business cinématographique

Ce sont ces décors de rêve que Bons baisers du monde met en évidence avec force photographies, histoire d’explorer les tournages qui ont accouché des vingt-cinq films de la série. Une approche transversale judicieuse, une odyssée très fouillée qui évoque les conditions de tournage et de production, le travail de repérage, d’adaptation, des anecdotes en pagaille, par exemple la genèse de certaines idées, l’ambiance des plateaux, les différents castings également, ainsi que les dates de sortie, le score au box office, le chiffre d’affaires… bref un démontage minutieux de la galaxie Bond et du business cinématographique qu’il constitue.

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Le monde change

Ce guide est d’autant plus pertinent qu’il donne à voir une autre facette de la sage en faisant la focale sur la réalité géopolitique des scénarios … et de la création des films. N’oublions pas que, né avec la Guerre froide, Bond a du évoluer au fil du temps, du renversement des alliances, des mutations sociétales. Il lui a fallu composer avec les menaces émergentes, terrorisme, drogue, guerre de l’espace et péril cybernétique … toujours aux bras de somptueuses créatures, bien évidemment, mais avec la conscience que le monde change et qu’il faut en tenir compte sans se renier toutefois.

Un mythe populaire

Pour résumer, Bons baiser du monde, en détournant le célèbre titre Bons baisers de Russie, met en évidence, outre la faculté de mutation d’un héros qui ne cesse de fasciner les foules, la manière dont scénaristes, réalisateurs, acteurs, producteurs, ont su ouvrir les thématiques pour assurer la pérennité de la franchise et en faire le mythe populaire que l’on sait. L’axe géographique adopté met en avant cette formidable agilité, cette manière de sentir à la fois les changements du monde et les tendances de mode, voire de les anticiper. Remarquablement illustré et documenté, ce livre plaira pour sûr aux adeptes comme aux néophytes.

Et plus si affinités

Pour en savoir plus sur l’atlas Bons baisers du monde, consultez le site de Dunod