Foo Fighters : Medicine at Midnight, plus Foo que Fighters ?

couverture de l'album Medecine at midnight des Foo Fighters

C’est sur les chapeaux de roue que les mythiques Foo Fighters font leur retour ce premier trimestre 2021.  Après trois longues années d’attente, le nouvel album, Medicine at Midnight, est révélé aux oreilles du monde et des fans. Mais qu’a-t-il vraiment dans le ventre ? Le grand Dave Grohl et ses gars en ont-ils encore sous le pied ?

Filtre d’uniformité

Autant être clair : les aficionados de hard metal conquis par les anciens albums comme In your Honor et Skin and Bones ou Echoes, Silence, Patience & Grace resteront probablement sur leur faim. En effet, le nouvel opus revêt comme un filtre d’uniformité et de standardisation du rock indé alternatif. De plus, il ne s’étend que sur 9 chansons, avec une moyenne de 3,50’’ par morceau … de quoi en laisser d’autres sur le bord de la route. Mais tout n’est pas à jeter pour autant.

Incontournables power chords

Les riffs de guitares sont assez plaisants à l’oreille grâce aux incontournables power chords du groupe, notamment sur «No Son Of Mine» et «Chasing Birds». Quelques solos parsèment les titres, mais pas de quoi s’enflammer. Les lignes de basses de Nate Mendel restent très sympas, comme sur « Making a Fire» & «Shame Shame», bien que relativement simples. Le groupe 100% masculin a également saupoudré certaines chansons d’une touche de féminité grâce à des chœurs, voix angéliques présentes plus ou moins dans chaque chanson.

Le fracas de la scène ?

Bref, si le groupe a un peu perdu de sa superbe, il a encore de la ressource. Peut-être faudra-t-il un peu plus qu’une pause de 3 ans pour accoucher d’un prochain album plus ambitieux, si  prochain album il y a. Il y a fort à parier que le chanteur et guitariste du groupe Dave Grohl, aussi charismatique soit-il, n’apprécie qu’à moitié cette sortie en demie-teinte et veuille entraîner ses boys vers le fracas de la scène dans un futur relativement proche, pour imposer cette médecine par la voie du live, où les Foo Fighters excellent.

Si la COVID le permet. 

Pierre BOURDIN

Et plus si affinités

https://www.deezer.com/en/album/204653942

https://www.foofighters.com/

Pour avoir une petite idée de ce que Medecine at midnight donnerait en live, regardez cette playlist :

Et pour ceux que la médecine de minuit n’a pas réussi à réconcilier avec les Foo Fighters, voici le live at Wembley Stadium de 2008 où l’ADN originel du groupe se ressent nettement, nettement plus :