À l’avant-garde : The Luthier

peintures de The Luthier

Caravage, Artemisia Gentileschi, Jacopo Pontormo, Frans Hals, Bartolomeo Passaroti… peindre des joueuses et des joueurs de luth est un véritable exercice de style. Renaissance, XVIIeme siècle, ce type de portrait a longtemps fasciné les artistes. Encore aujourd’hui, il y a des passionnés du genre, si l’on en croit les réalisations de The Luthier.

Le luth au cœur d’illustrations envoûtantes

« I make lutes using acrylic, print, digital manipulation, machine learning, digital painting & collage ». Traduction : « Je réalise des luths en utilisant l’acrylique, l’impression, la manipulation digitale, le machine learning, la peinture digitale et le collage ». Soit un beau cocktail de techniques pour accoucher d’illustrations envoûtantes où le luth occupe une place centrale. The Luthier n’usurpe en rien ce nom en forme de revendication ô combien méritée.

Gentes dames et beaux damoiseaux, pages, aristocrates ou madones, les tableaux de The Luthier subliment les attitudes compassées de musiciens mêlant concentration, mélancolie et séduction. Très influencé par les Maniéristes, Arcimboldo et les Natures Mortes du temps jadis, le sémillant créateur accouche de portraits imaginaires aux teintes veloutées, sertis d’infimes détails. Van Eyck n’est pas loin non plus, de même l’esthétique baroque, les Surréalistes et les Symbolistes.

Anachronismes et outrances oniriques

On appréciera certains anachronismes doublés d’outrances oniriques : une Vierge au visage un brin masculin, croulant sous les pierres précieuses, un musicien engoncé dans les étoffes et arborant des lunettes qui évoquent Elton John, un autre en partie masqué par un cactus/casque… des incongruités glissées dans un foisonnement de détails, de motifs, de bijoux, une opulence de tissus, de végétaux et de dessins aux couleurs éclatantes.

Et bien sûr, une déclinaison d’instruments de musique de toute beauté, magnifiquement décorés jusque sur le manche et les mécaniques, certains auraient presque des allures de guitare électrique avant l’heure, un côté bijou mélodique, bel objet qui flatte le regard autant que les oreilles. Effet synesthésique ? Ou quand les couleurs et les formes évoquent des sons et des parfums ? Les portraits de The Luthier jouent la carte de l’imaginaire et du sensoriel, de l’élégance fantaisiste.

Pour en savoir plus sur le travail de The Luthier,

consultez son site web ainsi que sa page Instagram.

 

Posted by Dauphine De Cambre

Grande amatrice de haute couture, de design, de décoration, Dauphine de Cambre est notre fashionista attitrée, notre experte en lifestyle, beaux objets, gastronomie. Elle aime chasser les tendances, détecter les jeunes créateurs. Elle ne jure que par JPG, Dior et Léonard.