A l’avant garde : Fabesko

Si elle avait à figurer dans un roman de la comtesse de Ségur, Fabesko, sans conteste, personnaliserait la synthèse du Bon Petit Diable et de Sophie la malheureuse. Des sales mioches mal élevés par la bêtise crasse de parents bon chic bon genre, gamins irrévérencieux et pleins de vie dont la curiosité sans fin activent les pires catastrophes et les explorations les plus cocasses.

C’est que Fabesko aime faire du dada, sautant du coq streetart à l’âne naïf dans une multitude de ruades punk. Petit cabri de l’art modeste, la pétroleuse a le trait de crayon anguleux et vif, à la manière d’un Beavis et Butthead chauffé au jaja. C’est quand elle ne désosse pas ses poupées, dont les membres se retrouvent épinglés dans la crasse de tableaux – trophées réjouissants par leur cynisme.

« Super heroes », « Art Macht frei », « J’aurais dû faire médecine » … ses inspirations se tordent de rire en saisissant la réaction de spectateurs horrifiés par les détails sacrilèges glissés ici et là dans ces délires d’enfant capricieux et illuminé, maniant le pinceau, le feutre et le stylet comme un pyromane une boite d’allumettes hilares à l’approche du bûcher.

Et plus si affinités

http://www.fabesko.fr/

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