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série Nicolas le Floch

Nul n’est besoin de présenter Nicolas Le Floch, le héros inventé par l’auteur Jean-François Parot. Le jeune commissaire de police sert de pivot à une série de romans nous plongeant dans le règne finissant de Louis XV, puis dans celui de son successeur Louis XVI. Ces intrigues ont progressivement été adaptées pour le petit écran, avec un certain succès du reste : les aventures du fringuant policier incarné par Jérôme Robart ont progressivement bénéficié de scenarii spécifiques.

Un intelligent moment de détente

On le sait, il est difficile de transcrire un monde écrit en images. Avec ces épisodes créés spécifiquement pour la télévision, l’univers de Parot semble perdre de sa fixité, évoluant désormais avec la grâce perverse, l’intelligence raffinée et la légèreté aveugle du siècle des Lumières. Chacun a pris ses marques, comme délivré du diktat d’adaptations délicates à opérer. Le tout constitue un divertissement agréable, prenant même, un moment de détente intelligent et éducatif.

On aime tout particulièrement l’équilibre entre vérité historique (références à des évènements, des réalités diplomatiques, des personnages même comme Cagliostro, le roi ou ses ministres) et fiction. Les enquêtes de le Floch permettent ainsi d’explorer l’organisation et le fonctionnement d’une police naissante mettant la torture entre parenthèses pour se consacrer à l’étude des faits et des preuves (esprit des Lumières oblige). On appréciera l’évocation de la Basse Geôle du Châtelet, à la fois prison, centre administratif et institut médico-légal où officiait le bourreau Samson, amené à pratiquer les autopsies quand il n’incarne pas le bras armé de la Justice.

Voltaire mène l’enquête : quand un esprit des Lumières s’amuse entre conte philosophique et polar sanglant