Reflet d’artiste : Out of school activities

Sur leur Myspace, ils définissent leur genre comme : « Enfants / Minimaliste / post Punk ». Sur Facebook, ils clament faire du « punk-rock pour les filles », du « rock crétin ». Et quand je leur demande pourquoi ils chantent en anglais, ils rétorquent avec un sourire de môme « Y a tellement rien à dire dans nos chansons qu’il vaut mieux le faire en anglais ».

Ok. Suis-je tombée sur le groupe de rock le plus débile de l’hexagone ? On se le demande en visionnant ce petit souvenir :

Abel Atre, le chanteur masqué au profil de furet mignon, et Suzie Lou, la blonde platine aux mollets de cycliste ont depuis troqué leur boite à rythme pour un batteur en chair et en os. Mais leur musique est toujours aussi pulsée et sans concession pour nos petites conventions du quotidien.

Parce que pour eux, les activités extra scolaires se pratiquent avec en tête Toy Dolls et les Ramones. C’est vous dire si les filles valsent ferme sur pareille musique. Avec une imagerie et un son inspirés des 50’s/60’s et de la new wave, notre trio sillonne les routes, portant haut le pavillon de la révolte drolatique sur les routes d’une France où ils multiplient les contacts.

Cévenoles certes mais avec la bougeotte. Conscients qu’il est difficile de se produire dans une région où les salles de petite capacité manquent cruellement (pas assez de bars équipés et insonorisés, des structures qui ne peuvent tenir sur la longueur et qui ferment vite dixit la Movida ou la Chapelle du côté de Nîmes, des politiques sceptiques pour ne pas dire frileux), les Out of school emmènent leur rockitude bon enfant par mont et par vaux : « on va finir par devenir bretons » me confie Abel en riant.

Parce que ¾ de leurs concerts, ils les font ailleurs, grâce aux potes, aux connaissances, démarchant, demandant, appelant. Infatigables. Refusant de formater leur set, même lorsqu’ils se retrouvent parachutés au Printemps de Bourges 2012, où je suis censée les rencontrer. Ils n’y ont jamais mis les pieds, se fichent un peu du côté rituel de la chose, partiront de là comme ils sont venus, après un live rallongé stoppé par les conditions climatiques et de nouveaux contacts qui enrichissent leur réseau de potes.

 

 

« All good cretins go to heaven” me précise Suzie Lou, citant les Ramones. Et pour ça “il faut un camion qui marche bien”. Je confirme, le leur est rangé au cordeau, pas un millimètre de libre, preuve visuelle à l’appui et le signe que sous leurs airs délurés, ces messieurs savent très bien où ils vont et ce qu’ils sont : alternatifs oui, punk non mais « sympathisants ».

Sympathisants, curieux et évolutifs ; la preuve lorsqu’après les avoir ratés à Bourges justement je les retrouve à Nîmes sur les pelouses des Jardins de la Fontaine où ils viennent se poser un instant alors qu’ils reviennent d’une de leurs virées ; ils m’exposent alors leur mode de fonctionnement :

 

 

 

Merci aux Out of School Activities pour leurs réponses.

 

Photo de concert : Alain Marie

 

Et plus si affinités

http://www.myspace.com/outofschoolactivities

http://www.facebook.com/pages/Out-Of-School-Activities/141656939218914