Speedline Mangas !!! Quand les animes surgissent des Jeux Vidéo

Les mondes de la bande dessinée et des jeux vidéo ont toujours entretenu des liens très serrés mais depuis quelques années, les relations sont devenues disons intenses. On connaît tous les jeux vidéo tirés des anime à grand succès tel que NarutoOne PieceBleach et bien d’autres. Ce dont on parle moins souvent, ce sont les jeux vidéo qui finissent par inspirer des studios d’animation ; j’ai donc décidé de creuser un peu le sujet cette semaine dans Speedlines Mangas.

Au cours des derniers mois, j’ai évoqué ce thème dans certains articles traitant de Requiem for the Phantom qui est une anime (ou encore japanime, terme utilisé sur la toile pour désigner les séries d’animations fondées sur un style manga) tirée à la base d’un jeu vidéo ou encore Yureka qui est un manhwa dont l’univers permet aux joueurs et aux geeks de s’identifier à certains personnages de ce monde magnifique.


Commençons tout d’abord par des jeux vidéo assez connus de la toile ; vous connaissez sans doute Final Fantasy VII, un des meilleur opus de la licence FF, un des Rpg les plus épiques des quinze dernières années. Eh bien figurez-vous qu’une petite OAV de 25 minutes nommé FFVII Last Order est sortie en 2005. Quoi vous ne savez pas ce qu’est une OAV ? C’est un simple terme pour définir un court ou long métrage d’anime voué à sortir seulement en Blue-Ray, en DVD ou en CD ; il n’y a donc pas eu de sortie au cinéma ou à la télévision au préalable. Un film quant à lui est sorti la même année et est bien plus connu des fans amateurs de la licence Final Fantasy. Vous avez deviné ? C’est bien naturellement Final Fantasy Advent Children, qui aura sûrement été un des plus beaux films d’animation, graphiquement parlant, de l’année 2005.


 

Continuons sur notre lancée et parlons à présent de Devil May Cry, encore un jeu bien connu célébré par des millions de fans, cette fois ci c’est donc un jeu d’action et non plus un Rpg, qui a inspiré une anime, non pas une simple OAV, mais une anime de 12 épisodes plutôt dark tournant autour de Dante la célèbre détective du paranormal de la licence DMC. Une anime qui aura sûrement marqué l’année 2007 de nos chers amis les geeks.


J’aurais pu encore vous parler des Tales Of the Abyss, de Blue Dragon, ou encore de Slap-Up Party Arad Senki, mais voulant développer plusieurs autres points sans vous assommer avec un article de trois kilomètres, je me contenterai seulement de les nommer. Passons à présent à deux licences assez spéciales.


Tout d’abord, la licence Druaga No Tou aussi appelé dans nos contrées francophones La Tour de Druaga, une anime de deux saisons, la première au nom de l’Egide d’Uruk et la seconde au nom de l’Epée d’Uruk, qui a été adaptée à partir d’un jeu d’arcade de 1984 ! Cela est déjà assez à part, mais suite au succès de l’anime, un nouveau jeu vidéo est sorti sur la toile, faisant fureur au Japon, il s’agit d’un MMORPG, un jeu en ligne massivement multi-joueurs. Succès après succès, la licence Druaga No Tou continuera-t-elle de traverser les médias les uns après les autres ? Seul l’avenir nous le dira.


 

Une autre licence assez spéciale est la licence .Hack. En effet, cette licence s’est vu adapter sous énormément de supports, jeux vidéo, animes, romans, nouvelles, film, mangas, OAV et jeux de cartes à collectionner ; .Hack aura presque tout fait. Et même si ce n’est qu’à quelques mois d’intervalle, le premier support de la licence n’en reste pas moins un jeu vidéo du nom de .Hack//Infection. La première anime quant à elle se nommera .Hack//Sign. En tout entre vingt et trente opus verront donc le jour, divisés sur les différents supports que la licence .Hack utilise. .Hack aura donc été un énorme projet et le dernier média sorti jusque-là aura été une OAV datée de 2011 et nommée .Hack//Quantum.


A présent je voudrais simplement vous présenter deux-trois types de jeux qui sont assez souvent transformés en anime par la suite. Tout d’abord, les Visuals Novels, sont des sortes de nouvelles sous format de jeux vidéo, le joueur suit donc une histoire tout tracée avec beaucoup moins de liberté que certains autres types de jeux. Dans les adaptations de Visuals Novels en anime, vous trouverez par exemple Clannad et Chaos Head, qui sont selon moi deux animes à retenir et à savourer.


 

Les deux autres types de jeux, concernent un peu moins pour les joueurs, en effet, ce sont les Dating Sims et les Eroge. Les Dating Sims sont des jeux dont le concept est de suivre une succession de choix afin de conquérir le cœur d’une ou plusieurs personnes, ce genre de jeu fait fureur au Japon, certains sont assez light et donc plus ou moins pour tout public, mais certains autres possèdent des scènes interdites aux moins de 18 ans et font souvent partie à la fois des Dating Sims et des Eroges. Les Eroges sont donc les jeux pour adultes, tournant toujours autour du sexe, et ne croyez pas que ce n’est qu’un petit commerce ;au Japon, les Eroges constituent un énorme marché et rapportent beaucoup d’argent à leurs concepteurs. Et bien évidemment, beaucoup de Dating Sims et d’Eroges ont été adaptés en anime Ecchi (un type de manga que je vous ai présenté dans mon article de la Saint-Valentin) comme Schuffle, ou carrément Hentai, un type d’anime exhibant des scènes pornographiques censurées ou non, comme Bible Black.


Vous vous demandez peut-être si certains jeux vidéo sont adaptés en mangas ? La réponse est oui, certains jeux vidéo tels que Kingdom Hearts ou Tales Of Symphonia ont été traduits en mangas après leur succès, permettant ainsi de redécouvrir les histoires de ces merveilleux jeux sur un support papier.

En résumé, les animes et les jeux vidéo, c’est comme une grande histoire d’amour, ils se rencontrent, ils se côtoient, et ils s’accouplent pour nous donner des anime et des jeux vidéo mélangeant les deux genres, permettant ainsi de satisfaire certains otakus et certains geeks à la fois. Les Jeux Vidéo et les Animes continueront-ils à se mélanger ainsi ? Je pense que la réponse est oui et que ce commerce se développera sûrement dans les années à venir ; mais seul l’avenir nous le dira. Sur ce, bonne lecture, bon geekage, en clair, amusez-vous mes chers lecteurs.