Maison Pignol : le lièvre, la toque et les sablés

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Alors que nos amis lyonnais se préparent à célébrer la fête des Lumières, réchauffons nos pauvres coeurs meurtris pas l’éloignement en évoquant une institution de la ville de Lug. Nos cœurs ? Je devrais plutôt parler d’estomac, car si l’auguste maison Pignol trône depuis les années 50 sur la place Bellecour, c’est pour y défendre la bonne chair.

Nul hasard si elle affiche comme animal totémique un lièvre aussi élancé que toqué. Gracile animal tout droit sorti d’une fable de La Fontaine pour atterrir dans nos assiettes sous forme de pâté, le galopant léporidé porte haut les couleurs d’une gastronomie truculente et roborative que végétaliens et obsédés de la maigreur éviteront sans doute. Pas nous. Confessons notre péché de gourmandise, c’est avec une joie d’enfant au matin de Noël que nous avons ouvert le coffret test que nous a a adressé l’attachée de presse de la maison, que nous remercions au passage de sa célérité. Madame, tout comme Monsieur Pignol et sa team, vous avez fait notre bonheur gustatif.

Douillettement nichées dans ce carton anonyme, des spécialités sucrées, chocolats fins enrobant une pâte pralinée fondante absolument délicieuse, surprenante par l’onctuosité de sa texture, orangettes à peine amères, au parfum chaud qui s’entremêle harmonieusement avec le sombre cacao. Dans une autre boite, des carrés de chocolat épais, qui praliné, qui aux céréales, qui pétillant, empaquetés dans de délicieux petits origami cousins des crackers britanniques, pour faire la joie d’éventuels convives. Dans un dernier réceptacle, enfin, les sablés ! A la groseille voluptueuse, à la praline, encore, cette chère, belle praline, qui règne tranquille dans les desserts lyonnais.

Le tout n’aura pas tenu une après-midi. C’est sans remords et avec un regret infini que nous avons rendu les honneurs à tant de saveurs. Et liquidé sans même nous en apercevoir ces denrées délicieuses, perfides tentatrices et combattantes victorieuses du stress ambiant. A vite un autre test ? Nous l’espérons bien, mais d’ici là, si l’envie nous en prend, et cela ne devrait pas tarder, vite vite, la boutique en ligne nous permettra de commander ces sucreries ainsi que leurs consœurs ((les douceurs ne manquent pas dans le paysage gastronomique lyonnais) … et leurs complément salés. Saucissons, quenelles, pâtés, condiments en tous genres … de quoi agrémenter le repas de Noël, placer au pied du sapin … ou savourer par simple envie, car il n’y a pas de mal à se faire de temps en temps du bien !

Et plus si affinités

http://www.pignol.fr

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