Zombi day 5 / Le début de la fin : « Zombify me !!!!! » – Le point de vue des maquilleurs

Bon, je pense que vous l’aurez compris : pas de Zombi Day sans maquillage.

Si certains étaient venus déjà grimés, appareillés et dégoulinants de sang comme la charmante demoiselle qui nous parlait tantôt, d’autres ont eu la joie de se faire zombifier sur place par la vingtaine de maquilleurs venus exprès pour l’évènement.  Une vingtaine, oui, oui et c’était pas gagné deux jours avant puisque je recevais un mail de JAL de AOA : « On a que 4 maquilleurs. Tu pourrais pas nous filer un coup de main ? » Bah mon JAL ? Et mon immunité journalistique alors ? Au panier !

Je débarque le samedi à 14h avec pinceaux et éponges, … pour constater que la place a été sérieusement prise d’assaut. Plus un produit de libre, les sièges tous occupés. Les maquilleurs ont tous rappliqué en masse au dernier moment.  Bah je fais quoi moi ? Mon taff de journaliste. J’observe. Je photographie. Et j’interroge. Ainsi Greg, venu apporter sa contribution au titre de prothésiste et que nous voyons ici le travail :

 

Petite explication sous titrée de hurlements zombiesques (non on ne rigole pas dans le fond, c’est très sérieux, s’il vous plaît) :


Grégory Beauvais – Zombi Day 5 – 22 octobre 2011 by user4060312

Latex, colle, prothèse = appareillage lourd. Un choix esthétique que tous ne suivent pas. Eh oui, il existe plusieurs voies de zombification, mes frères, pas forcément impénétrables puisque, ne reculant devant aucun danger, j’ai moi-même suivi le dur chemin de l’intronisation zombiesque sous les coups de pinceaux de cette charmante demoiselle venue expréssement de Chambéry (je vous l’avais dit, le zombi fait courir le monde) pour ME zombifier. Quelle chance !

 

Je la laisse se présenter et nous parler de son travail :


Vic – Maqilleuse – Zombi Day 5 – Lyon – 22 octobre 2011 by user4060312

Une autre école donc pour un zombi pas forcément plus sexy, moins spectaculaire mais tout de même plus light, une sorte de zombi des premières heures, quand les chairs tiennent encore et que le corps est à peine refroidi. J’avais en effet demandé un maquillage léger, étant sujette à des allergies et pas spécifiquement désireuse de finir le restant d’un séjour lyonnais chargé de rendez-vous au fin fond d’une chambre d’hôpital sous traitement de cortisone (ouep, faut quand même le savoir, se faire zombifier peut ne pas être un plus pour la santé, surtout pour ceux qui font des réactions à certains produits type latex et qui l’ignorent).

Vic m’a donc transformée à grand renfort de fards en plusieurs étapes que voici :

Ou comment métarphoser une Dedel en Dead L – merci Amadis pour le jeu de mots et celui qui dit que la version zombifiée est finalement mieux que la vivante est prié de sortir, merci.

C’est donc contaminée de la sorte que je me suis lancée à corps perdu (normal pour un zombi qui en perd des bouts tous les 500 mètres, ah ah ah, humour, ok c’est nul, je sors …) dans la cavalcade qui suivit, histoire de prendre un bon bain de foule, de soleil et de sang. En tout cas il faut croire que j’étais très très très convaincante en aspirante zombi vu le nombre de personnes qui m’ont arrêtée dans la rue pour savoir si j’étais malade ou si je m’étais fait agresser.

Et ce ne sont pas les trois portraits réalisés ici qui auraient arrangé les choses :

 

Et plus si affinités

http://www.zombiepride.net/

http://www.melle-theo-legrand.com/

http://www.atelier-du-grimeur.com/