Rock en Seine 2013 / Le regard des webmédia : Anthony Bé de RockUrLife

Ces deux loulous que vous voyez faire les fous en espace presse sont les très dignes et très efficaces représentants du webmagazine RockUrLife : le grand à la barbiche de Méphisto c’est le photographe Yann Buisson, croisé initialement sur le concert Rival Sons, l’autre avec son chapeau, c’est Anthony Bé, le rédac chef, rencontré sur les quais de la station Duroc pour le préambule de l’expo Rock’Art.

Je les retrouve sur Solidays où nous sympathisons, puis sur Rock en Seine, dont nous avons frénétiquement cadré les envois mails par échange Facebook les trois jours précédant l’event. Comme quoi, les webmags ne sont pas forcément dans la logique de compétition, mais peuvent aussi s’épauler. Il faut dire que Rock en Seine cadre pile poil avec la ligne édito de RockUrLife qui comme son nom l’indique parle … de rock (bravo c’est bien vous suivez).

Aussi Rock en Seine constitue un incontournable que la RockUrLife team honore de sa présence depuis 2011. Normal donc que je coince Anthony histoire qu’il nous expose sa perception de RES. Je lui pose du reste les mêmes questions qu’à Alex de We Love Music, un autre webmag qui traite de la musique en général, histoire de comparer les points de vue et les perceptions.

1. Présentez-vous : qui êtes-vous ? Votre formation ? Votre parcours ?

Je suis Anthony Bé, fondateur et rédacteur en chef du site RockUrLife (anciennement RockYourLife!). J’ai 27 ans et je suis issu d’une formation universitaire en commerce international. J’ai eu ma licence en Langues Etrangères Appliquées (anglais, allemand) avant de me diriger vers une maitrise spécialité commerce international, le tout à l’Université Paris IV, La Sorbonne.

2. Quel media représentez-vous ? De quoi s’agit-il ? Quel est votre champ d’action ? Votre ligne éditoriale ?

Je représente donc le webzine RockUrLife, un site web spécialisé dans les tendances actuelles en rock, alternatif, indie, scène française. Nous avons une ligne éditoriale non restreinte. Pour nous le rock représente bien plus qu’un style de musique, c’est aussi et avant tout un esprit, un style de vie, une attitude. Notre champ d’action se situe principalement sur notre site web, pour le moment, et les réseaux sociaux, car l’interaction avec les lecteurs y est plus facile. Je trouve que cette interaction est très importante pour mieux connaitre nos lecteurs. Il faut être à l’affût de l’info, des nouvelles tendances afin d’être les premiers à pouvoir en parler. Nous avons la chance d’avoir une équipe d’une vingtaines de rédacteurs et photographes, venant de différents univers. Il y a comme une agrégation de compétences au sein de la team, c’est l’une de nos forces. Ca se ressent dans le contenu en quelque sorte, car nous n’avons pas tous les mêmes goûts et sommes tous spécialisés dans un style de rock en particulier.

3. Pour vous que représente Rock en Seine ? En quoi est-ce important pour un media comme le vôtre d’y être présent ?

Rock En Seine est pour moi THE place to be pour tous les aficionados de rock et musiques actuelles. En tant que pro, c’est le festival permettant de rencontrer beaucoup de personnes travaillant dans le « business », se faire des contacts et trouver de nouveaux collaborateurs. Mais avant tout c’est un festival avec toujours une programmation éclectique, misant à la fois sur les groupes confirmés mais aussi sur les nouveaux talents, un peu comme sur RockUrLife. On traite à la fois des groupes connus et inconnus. Pour notre média, il faut y être car c’est l’un des évènements majeurs de l’été à Paris. Cela nous permet d’avoir une visibilité plus étendue. D’ailleurs cette année, avec le changement de nom et de logo du site web, nous avons mis en place une opé, dont le but était de dévoiler notre nouvelle identité en avant première aux festivaliers et lecteurs présents à Rock En Seine. En échange, ces derniers repartaient avec des goodies à notre effigie (badges, casquettes, Tshirts), fait pour l’occasion.

4. Qu’avez-vous retenu de l’édition 2013 ?

Au niveau des groupes, je dirais Nine Inch Nails et System Of A Down. Et Alex Hepburn car je suis fan des chanteuses ! En général, j’ai l’impression que d’année en année, les organisateurs font de plus en plus d’efforts pour améliorer l’accueil des milliers de festivaliers qui viennent fouler les allées du parc de Saint Cloud. Cette année encore on a pu voir quelques petites modifications sur le site et c’est très agréable. En revanche il y a toujours le même problème chaque année, le manque de toilettes. Et croyez moi c’est un vrai problème !

5. Cette 11eme session a mis à l’honneur des groupes dont c’était le 1er album. Selon est-ce un choix judicieux ? En quoi ?

J’estime que c’est un bon choix car cela permet aux médias comme nous, de découvrir les talents de demain. Après, c’est à double tranchant pour ces groupes émergents, certains cartonneront, d’autres pas. Il ne faut pas non plus miser uniquement sur les nouveaux groupes, mais un juste équilibre avec les groupes populaires.

6. Cette année, nous avons constaté la présence de nombreux média web en plus des média plus classiques (papier/radio/télé). Qu’en pensez-vous ? Comment jugez-vous cette augmentation ? Comment vous situez-vous dans ce paysage des webmedia ?

Ce n’est pas étonnant puisque que le support papier sera amené à disparaitre, sur le long terme, au profit justement des médias online, qui représentent « l’avenir ». Cependant, il faudrait qu’il existe un modèle économique pour ce nouveau support, car c’est encore flou. Parmi tous ces webmédia, RockUrLife se veut être comme un intermédiaire entre le papier et le numérique. J’ai moi-même appris les bases du métiers en effectuant deux stages au sein d’une rédaction d’un magazine spécialisé rock donc, grâce à mon expérience, je fais en sorte de veiller à faire appliquer les normes de rédaction « papier » mais sur pour le contenu web. Je considère toujours que ce qui fait aujourd’hui la différence entre la presse écrite et en ligne, est la qualité. Cette qualité, c’est ce que RockUrLife recherche. Car tout ce qui est gratuit n’est pas obligatoirement non qualitatif. Un modèle à développer donc.

Un grand merci à Anthony pour ses réponses.

Et plus si affinités

www.rockurlife.net

http://www.rockenseine.com/