Les contes des 1001 séries : Fun at The Office

Il y a certaines séries qui ont le don de vraiment m’énerver. Parfois parce que la série est mal faite (effets pas spéciaux du tout, mauvais plans, montage barbare, etc), ou alors parce que le scénario semble avoir été écrit par un enfant de 4 ans n’utilisant qu’une dizaine de mots, ou encore parce que dans son ensemble il y a un truc qui ne va pas. Un truc tellement gros qu’on en arrive presque à penser que c’est peut-être fait exprès.

Pour ne pas heurter votre sensibilité  et ne pas me mettre de nombreux lecteurs à dos je ne citerai pas de nom. Mais en bon gentleman que je suis, je préfère vous prévenir, ce temps viendra. En attendant de sortir les couteaux, admettons-le : The Office faisait vraiment partie de ces séries. Mais à force de persévérance et de visionnage de quelques épisodes, cela a changé et maintenant, je dois avouer, que pour moi, c’est un véritable plaisir d’en regarder un opus.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, petit tour du propriétaire pour ceux qui ne connaissent pas le TV show. Tout se passe dans la petite succursale d’une grande entreprise de vente de papier. Cette branche située en Pennsylvanie est en concurrence directe avec une autre branche de la même marque. Et l’enjeu pour les employés qui forment « The Office » est donc de remonter leurs chiffres de recettes et de battre l’autre bureau afin de garder leurs jobs. Le seul point embêtant, c’est le manager, un authentique débile. Pour une fois, on peut  dire que le scénario diffère du paysage des scénarios américains en termes de série comique…

Commençons par ce que je considère comme les points faibles.  En premier lieu le côté assez opaque, inaccessible de la série. En effet, pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut se forcer à voir la première saison qui a le vilain défaut de réellement ennuyer pour ne pas dire plus. Parce que les personnages n’ont pas suffisamment de relief pour vous accrocher. Or on peut dire que cet aspect est absolument central dans le show, car en réalité le véritable show ce sont les personnages. Ainsi bien qu’elle soit courte, seulement 6 épisodes de 20 minutes, la première saison est longue (trop longue ?) pour un nouveau spectateur. Mais courage, soyez fort, ça vaut le coup !

Le deuxième point négatif de la production est le personnage parfois trop sur-écrit du directeur de bureau, Michael. En effet, ce personnage qu’on pourrait qualifier de raciste, vicieux, méchant, malheureux, opportuniste, sexiste, lourd, américain, homophobe, grande gueule… a tendance à vraiment taper sur le système. Avec des passages carrément « too much ». Bref …

Pour le positif, on ne peut pas dire que je fasse dans l’original, puisqu’évidemment le point fort de ce show c’est son humour, pas toujours très fin, mais efficace. Son deuxième avantage, le principal du reste, est la place accordée aux personnages, à leurs émotions et à la manière dont ils vivent cette course à la vente face à une branche concurrente. Le tout servi par un excellent système d’interview des personnages, qui plonge le public dans le quotidien de l’entreprise.

The Office est donc une bonne série. Vous aurez peut-être un peu à lutter pour la suivre mais gardez la foi, cette belle bande d’heureux travailleurs guidée par un incorrigible idiot vous permettra au moins de relativiser sur votre propre situation au bureau et pour une fois vous pourrez vous moquer du patron sans risquer votre place.

Et plus si affinités

http://www.nbc.com/the-office/

http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=199.html