2 roues, pas de freins, pas de vitesses…

Flashback : 1820, le tout premier ancêtre du vélo, connu sous le nom (français) de Draisienne apparaît à Karlsruhe, inventé par Herr von Drais. Alors qu’on approche tranquillement du 200ème anniversaire de la bicyclette, un phénomène de mode né dans les rues de San Francisco dans les années 2000 fait actuellement fureur aux 4 coins du monde : le fixie, ou pignon fixe – par opposition à la roue libre. Ce type de vélo était habituellement utilisé sur piste et est arrivé dans nos rues sous l’impulsion des coursiers à vélo qui en avaient marre de se faire dépouiller leurs vélos.

Vélo piste

Le principe est simple, prenez un cadre de vélo, collez-lui le strict minimum : un cadre, une selle, deux roues, un guidon, des pédales, une chaîne et le tour est joué ! Vous avez bien saisi, sur ce vélo, ni freins ni vitesses ! Vous allez donc forcément imaginer que c’est super dangereux et quelque part vous n’aurez pas tort. Sauf que, l’opération est rendue possible par le fait que le pignon arrière est solidaire de la roue arrière et de fait du pédalier, ce qui a pour conséquence que pour arrêter de pédaler, il faut faire un sacré effort, bloquer les pédales tout « en posant ses couilles sur guidon » pour jauger sa distance de freinage, intéressant non ? ça, c’était pour la mécanique.

Côté mode maintenant. On vous a dit que ce type de vélo était dépourvu de freins et de vitesses, ce qui lui permet de bénéficier d’un design ultra épuré puisqu’il n’y a du coup ni câbles, ni dérailleurs… De cette base se détachent deux écoles (enfin, encore plus en réalité, mais bon, faisons simple) : tu as les moyens ou pas. Le moyen le moins onéreux de posséder un fixie est d’acheter un vélo de course des années 80 sur lesquels roulaient nos parents le dimanche (type Peugeot, Motobécane, etc.), enlever tout ce qui est ou paraît inutile, modifier la roue arrière (opération la plus longue et / ou la plus coûteuse) et essayer d’en faire quelque chose de joli. Pour les plus aisés, l’esprit est un peu le même sauf qu’on aura tendance à se tourner vers du neuf, avec des éléments spécifiques aux fixies, ou même d’acheter un vélo tout fait. Par pitié par contre, n’achetez jamais votre fixie dans les grandes surfaces spécialisées qui ont tendance à vendre des breloques à des prix exorbitants.

Dessin fixie Fixie Motobecane Fixie Piste

Une fois qu’on a son fixie, il faut avant tout réapprendre à faire du vélo, à faire corps avec le vélo. C’est déroutant de se retrouver pieds collés aux pédales, sans freins, avec les pédales qui veulent continuer à tourner lorsque notre cerveau et nos jambes ne veulent plus. Après les quelques heures nécessaires pour s’accoutumer à la bête, on pourra alors s’amuser à « skider » (déraper en bloquant la roue arrière à la force de cuisses), faire un « trackstand » (rester immobile au feu rouge ou ailleurs, en équilibre, sur le vélo), rouler en marche arrière et bien d’autres acrobaties encore ou même encore jouer au polo.

Vous l’aurez compris, le fixie est un peu le vélo d’hier remis au goût d’aujourd’hui, avec de nouvelles pratiques et c’est l’accessoire tendance du moment dans toutes les villes du monde.

Vidéo Fixie freestyle

Vidéo Polo fixie

Et plus si affinités

http://www.pignonfixe.com/