Expositions IRL : « Pharaons superstars » ou « L’aventure Champollion » ?

affiches des expositions Pharaons superstars au Mucem et L'aventure Champollion à la BNF

L’une commence tout juste, l’autre se termine dans un mois. La première se situe à Marseille, l’autre à Paris. Les deux abordent un même sujet, l’Égypte ancienne, sous deux angles en apparence différents, mais qui peuvent se compléter. Zoom sur Pharaons superstars et L’aventure Champollion.

Pharaons superstars – MUCEM

Direction le très marseillais MUCEM pour découvrir l’exposition Pharaons Superstars. Ou comment certains souverains de l’Égypte antique sont devenus ultra célèbres (dixit Nefertiti, Ramsès, Cléopâtre ou Toutankhamon) quand d’autres (la plupart d’ailleurs des 340 monarques qui régnèrent 3000 ans durant sur la vallée du Nil) sont tombés dans l’oubli, n’intéressant plus que quelques historiens et archéologues.

Les 300 pièces et quelque rassemblées dans ce parcours interrogent le pourquoi du comment de cette persistance, tout en abordant les différentes formes de cette absorption par la pop culture (peinture, sculpture, littérature, BD, cinéma, publicité…). Le dialogue entre ces multiples expressions modernes et les artefacts anciens permet de comprendre comment l’imaginaire collectif s’est emparé de certaines figures, à partir de quels éléments les légendes se sont développées.

L’aventure Champollion – BNF

Il y a deux cents ans, Jean-François Champollion déchiffrait les hiéroglyphes, accouchant par la même occasion de l’égyptologie. À partir de là, bas-reliefs, papyrus administratifs, livres sacrés, bref l’imposant patrimoine rédigé de la patrie des pharaons va être décortiqué. Un véritable trésor historique, une ouverture incroyable sur une civilisation fondatrice… et l’occasion de fouiller le devenir des dynasties au pouvoir durant ces 3000 ans évoqués plus haut. Et de retenir le parcours de certains souverains ?

Pour célébrer ce bicentenaire, la BNF propose l’exposition L’aventure Champollion afin d’explorer comment ce dernier a élaboré sa méthodologie de traduction ; c’est aussi l’occasion de questionner le parcours de l’homme, ses curiosités, sa logique de scientifique. Et l’on comprend vite que tout n’a pas jailli de la seule étude de la pierre de Rosette. Il est aussi intéressant de voir comment l’étude des hiéroglyphes fut ensuite enseignée, améliorée, partagée de manière universelle pour réveiller une langue disparue depuis 1500 ans.