Exposition Chapeaux Dior ! De Christian Dior à Stephen Jones, 70 années de créations

affiche de l'exposition Chapeaux Dior au musée Dior de Granvilleville

Toute fashionista qui se respecte le sait : la silhouette du tailleur Bar serait imparfaite sans la capeline qui magnifie le bas du visage, laisse deviner la chevelure enroulée en chignon, souligne le regard. Et c’est le propos de l’exposition Chapeaux Dior ! L’art du chapeau de Christian Dior à Stephen Jones de le mettre en évidence.

Une Parisienne chapeautée

C’est que le chapeau parachève le « New Look » by Dior tout en affirmant la personnalité de la femme liane, inspirée de l’élégance maternelle. Madeleine Dior adorait les chapeaux, les arborait avec style en un début de XXᵉ siècle où il était inconcevable de sortir en cheveux. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, alors que les têtes féminines se libèrent et s’affichent, Dior nage à contre-courant : sa version de la parisienne est chapeautée, résolument, avec extravagance parfois, bon goût et originalité toujours.

Dior et moi : derrière les dentelles une entreprise et un challenge de créativité

Des créations de toute beauté

Accessoire en majesté, le chapeau selon Dior est toujours un chef-d’œuvre, le maître a d’ailleurs commencé sa carrière en dessinant des coiffes. Pendant des décennies, sa maison s’enorgueillit d’un atelier dédié où des modistes expertes façonnent des créations de toute beauté, avec rigueur, exigence. Qu’il s’agisse de chapeaux de ville ou de fête, de versions résolument féminines ou détournées du vestiaire masculin, en paille, fleuris, à voilette, bérets, canotiers, bibis, bicornes, cloches, extravagances orientales ou ascèses occidentales, il y en a pour tous les goûts, tous les matériaux, toutes les formes, toutes les couleurs.

70 années d’inventivité

Et cela depuis l’origine de la griffe, quand Mitzah Bricard prend en main l’atelier. On appréciera par ailleurs l’impact de Stephen Jones, directeur de ce secteur spécifique depuis 25 ans, bombardé DA de l’exposition aux côtés de la commissaire Florence Müller. Tous deux retracent dans les salles de la villa « Les Rhumbs », maison d’enfance du couturier, 70 années d’inventivité, des pièces superbes issues de diverses collections, présentées seules, assorties avec des tenues, selon des thématiques… C’est une leçon d’élégance et de mode, un questionnement sur ce qui singularise l’allure.

Et plus si affinités

Pour en savoir plus et préparer votre visite, consultez le site du musée Dior de Granville.