Contes des 1001 séries / Castle : happiness spoil aleeeeeeeert !

Bon ça fait deux semaines que le dernier épisode de la saison 4 a été diffusé : en toute logique l’ensemble de la France et de la Navarre, l’ont vu qui à la télé, qui sur son ordi, sans compter ceux qui s’étaient avalé la chose en allant se balader sur les réseaux américains. Je peux donc en toute sécurité le clamer avec joie : Castle et Beckett ont sauté le pas ! Enfiiiiiiiiiiiiiiiiin ! Non mais on en pouvait plus, et je confesse avoir hurlé de bonheur un tonitruant « Il était teeeeeeeeeeeeeeeeeemps ! » quand j’ai vu la chose, me précipitant sur Facebook pour l’annoncer, tellement j’étais contente pour eux (faut le faire quand même sachant que ce sont des personnages, donc complètement fictifs, irréels, imaginés, bref pas vivants quoi). Du coup j’ai vu mon statut bardé de « SPOIL ALERT », découvrant au passage cette notion dont j’ignorais tout.

Donc mea culpa, les chéris : oui, j’ai spoilé, je le confesse, à mon corps défendant, merci de m’avoir alertée, j’ai ainsi rejoint un club très select de spoilers impénitents comme Shakespeare ( qui balance quand même la fin de Romeo et Juliette dés le début de la pièce, non mais franchement si c’est pas honteux), Voltaire (qui dévoile le contenu de chaque chapitre de Candide en haut de la première page), les pauvres mecs qui se rédigent les quatrièmes de couverture des romans du monde entier, et les rédacteurs/trices qui ont résumé la teneur des épisodes de Castle saison 5 (la prochaine) sur Wikipedia (et en prime Google affiche des dizaines de pages de spoilers auto proclamés – j’me sens moins seule), sans compter les milliers de critiques qui agissent sur tous les journaux littéraires de la planète.

Aussi à cette heure, je sais d’ores et déjà ce qui va se passer dans les prochains zépizodes. Et sincèrement y avait pas besoin de consulter Wikipedia, on se doutait bien qu’une fois l’intrigue amoureuse proprement dite évacuée (bon il se la fait ou pas ?), tout allait basculer sur la douloureuse problématique du : je t’aime au quotidien et ce n’est pas évident. Et là j’attends les scénaristes car va falloir alimenter les tensions et les revers de fortune. On imagine bien que nos deux tourtereaux vont avoir du mal à équilibrer leurs rapports amoureux avec ces fortes personnalités qu’on leur connaît.

Aussi ce que d’aucuns ont qualifié de « spoil alert » n’était en fait qu’une acrobatie dramatique pour évacuer une intrigue à bout de souffle (4 saisons à se tourner autour, certes il convient d’être patient en amour, mais tout de même) et en injecter une autre portant sur la conquête du quotidien affectif doublé du fameux binôme impossible amour/boulot (le tristement célèbre « on ne mélange pas le travail et l’affect » que Beckett a fait exploser en un tour de main et un baiser fougueux, je laisse le soin aux curieux d’aller vérifier la chose par eux-mêmes, personnellement j’ai trouvé ça un peu capilo tracté mais bon …).

Tout ça pour dire au finish que scénaristes, producteurs et réalisateurs ont pris le parti de faire évoluer les relations des personnages afin de recharger les batteries de la série. Et sincèrement on sentait le coup se préparer depuis quelques épisodes (Castle jouant la carte de l’éloignement – oh que c’est petit – pour finalement lâcher une déclaration d’amour incroyable que même en français elle passe coton – allez les filles me dites pas que vous ne voudriez pas qu’on vous en fasse une comme ça – et qu’au passage on salue le talent des doubleurs, la qualité des traductions et la synchro qui est remarquable).

Reste désormais à savoir si ces deux là vont tenir ensemble, et si oui comment et à quel prix. Reste également à mesurer si la saison 5 va privilégier l’intimité au détriment du suspens policier, ce qui amoindrirait sans conteste la portée et l’identité de la série. On demande aussi à voir comment les rôles secondaires vont s’adapter à la nouvelle donne, et si la redistribution des cartes ne va pas influer sur le profil très humain des deux acolytes et des mère et fille de Castle (au passage les relations entre le héros, sa maman et sa gamine sont une petite merveille d’originalité, de complicité et de fraîcheur). Prions que le scenar ne s’étale plus sur cette histoire de complot entourant Beckett d’une aura à la X-files : pitié, non, car on se souvient encore combien le génialissime feuilleton avait périclité en fin de course, emberlificoté dans un mystère aussi opaque que de la guimauve fondue.

RDV au lancement de la prochaine saison donc, avec en tête que ce qui compte ce n’est pas tant la fin que les moyens et la route 😉 ! Et comme on est gentil, des images de ce qui vous attend ?

 

 

Et plus si affinités

http://lci.tf1.fr/cinema/news/castle-saison-5-premieres-images-sous-la-couette-7475771.html