Trouvaille : Rival Sons

« A toute chose malheur est bon » dit le proverbe.

Une nouvelle fois en rade d’articles métal, je me décide un soir à prendre le taureau par les cornes, épluchant la prog intégrale du Hellfest 2012, histoire d’entamer mon éducation en bonne petite fille d’Eve, avec mon serpent dans une main et ma pomme dans l’autre.

Biblique ? Vous ne croyez pas si bien dire, car au détour d’une enième écoute de hardcoreux et de deathmetaliste je tombe soudain sur :

Coup de foudre ! La ligne de basse !!!! La flèche de Cupidon en plein cœur ! La voix de prophète !!! Epinglée sur le mur comme un papillon, la Dedel ! Et par de bibliques fils rivaux, Abel et Caïn psychédéliques qui, à eux quatre, ont secoué la scène du Hellfest 2012 avec les tracks extraits de leur nouvel album Pressure and time.

Un album qui complète les deux premiers Rival sons et Before time en une triade rock, hard, blues, juteuse, freak parfois. C’est qu’ils nous viennent du Sud de la Californie avec dans les pans de leurs manteaux en cuir 70’s les mânes des grands de la psychédélique.

Scott Holiday à la guitare, Robin Everhart à la basse, Michael Miley à la batterie et ce diable de chanteur qu’est Jay Buchanan, qui ajoute sa griffe vocale à l’ensemble. Difficile en observant sa dégaine de ne pas penser à Jim Morrisson, tandis qu’il accroche son chant psalmodique aux riffs tranchants de Scott Holiday.

Un équilibre mélodieux qui n’est pas sans rappeler certains passages clés de la saga The Cult, si chère à mon cœur. Loin de moi pourtant l’idée de dire que les californiens reprennent le flambeau british qui ne s’est guère éteint et continue même à briller bien clair.

Mais force est de constater que leur incendie complète harmonieusement celui des cultiens, avec quelques hymnes type « Gypsy heart », « White noise », « Get what’s coming », « Torture », le sublime « Face of light », le jeu de cymbales qui débute « Life for this road », …

Bref je ne vais pas tous vous les énoncer, ça serait frustrant à la longue et une perte de temps que vous feriez mieux d’utiliser à écouter ces beaux gosses en vous prenant peut-être à rêver d’un bœuf avec Ian Astbury et ses petits camarades. En priant qu’un jour des progs amoureux de rock aient cette initiative, histoire de nous faire notre bonheur. Parce que ce n’est pas possible de ne pas s’éclater en entendant ça :

Et plus si affinités

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