Trouvaille : Poumon

Une météo pourrie, les ressources planétaires qui s’épuisent, des guerres un peu partou à la surface du globe, la crise qui s’enlise, … en ce mois d’août bien dégueu, deux options : se terrer sous sa couette en espérant que ça passe (politique de l’autruche) ou alors réagir. De préférence en écoutant Poumon :

Bah quoi ? Apocalypse needs you, ça se prête bien à l’époque non ? Et cette déferlante tragico épique de riffs désespérés également. Car ce quatuor issu de Saint Etienne et Valence (décidément avec No Shangsa et Dk, la région semble placée sous l’égide d’une divinité dark rock des plus hybrides et viciées) en a dans les tripes et le médiaor quand il s’agit de hurler l’ultime de l’autodestruction.

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Bon d’accord ce n’est pas forcément le mieux pour déguster son petit coup de rosé les pieds dans la piscine à l’heure de l’apéro, … mais d’un autre côté, ça a le mérite de rappeler aux auditeurs que ce petit coup de rosé pourrait bien faire partie des derniers si on se bouge pas les fesses pour protéger le peu qui nous reste.

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Et pour ça le doux sonnet « Mignonne allons voir si la rose » semble un peu dépassé en ces temps de furie. Poumon sonne donc juste et puissant malgré ses dissonances voulues et ses décalages harmoniques calculés. On trouve même une élégance certaine dans cet éloge de la fin où noise, punk et metal se couplent pour mixer un brouet diabolique particulièrement réussi, qui tient de l’opéra hystérique autant que de la danse macabre.

 

Et plus si affinités

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