Trouvaille Musique : Partner

Bye bye le syndrome « Petites fiancées de l’Amérique » porté triomphalement en son temps par les Go-Go’s, Belinda Carlisle en tête. Les riot grrrls sont passées par là faisant exploser les digues du genre, rangeant petites robes et make up au placard pour positionner la femme en temps qu’individu à part entière, à coup de rangers dans la gueule au besoin. Dignes héritières de Bikini Kill et consort, les canadiennes de Partner démontrent avec fougue et talent que le flambeau brûle toujours !

Au cœur du combo, le binôme Lucy Niles / Josée Caron + quelques adjuvants masculins qui restent prudemment sur les côtés, gratte en pogne histoire d’assurer l’épaisseur sonore de la recette Partner. Une recette qui semble minimiser les power cords (mais il en reste quand même une bonne couche, faut respecter ses bases quand même) pour privilégier une souplesse mélodique originale, une réelle volonté d’ouvrager chaque air, en conservant l’émotivité grunge intacte sans sacrifier la puissance punk. Et, il faut bien le reconnaître, l’équation est aussi efficace que séduisante, qui se balade parfois sur les terres country, voire même potentiellement glam rock.

Car si elles arborent volontairement un air de garçon manqué identifié en posture queer, ces donzelles véhiculent dans leurs chansons le mal-être adolescent tel que Kurt Cobain sut l’exprimer en son temps, y laissant au final la vie. Espérons que ces dames n’en feront pas autant car elles conjuguent talent et force de frappe dans un élan de vie ravageur et communicatif, dont nous avons tous grand besoin en ces temps de régression morale alarmante.

En témoigne un premier album éponyme qui rappelle de loin en loin Veruca Salt ou The Breeders. Nièces de Kim Deal, filles de Courtney Love ? La filiation est là, mais n’enferme guère les chères gazelles qui s’ébrouent avec délectation dans la dénonciation d’un monde moderne castrateur, où il serait grand temps de se révolter, bordel, au boulot, en famille ou en amour et de sortir des slogans comme le très beau « You don’t have to say I thank you » intelligent et porté par un riff élégant.

Et plus si affinités

http://partnerband.tumblr.com/

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