The Devil’s hour : Satan le grand Influenceur …

Ah le youtubeur, cette star des temps modernes ! Adulé, suivi, idolâtré … même quand il raconte n’importe quoi, quand il trompe ses followers, quand il truande son public … En matière d’escroquerie, Drew et Max se posent là. Youtubeurs ils se revendiquent, influenceurs plébiscités, et dans un créneau bien spécifique : l’exorcisme en ligne. Spectaculaire, sanglant, réussi … et totalement farté. Sauf qu’un jour, allez savoir pourquoi, Satan s’invente sur le plateau … et va prendre les choses en main.

Voici le pitch de The Devil’s hour, aka The Cleansing hour, mené de main de maître par le réalisateur Damien LeVeck qui initie là son premier long-métrage. Et il faut croire que le créneau du démoniaque horrifique lui réussit plutôt pas mal. Enfermant ses personnages dans l’espace temps d’un plateau de tournage et d’une émission, il lance un compte à rebours effrayant où chacun va devoir se confesser en direct pour éviter le trépas forcément ignoble des autres.

Le tout sous les yeux de fans visiblement attirés par le concept, vu l’explosion de l’audience. Audience qui va devoir elle-aussi s’impliquer pour sauver la vie des deux influenceurs et de leur copine possédée jusqu’aux yeux. Pas de temps mort donc dans cette narration de l’extrême qui repense la logique du Huis-clos de Sartre à la mode réseaux sociaux. Car on s’en doute, enter le faux curé, le réalisateur qui veut s’enrichir, la petite amie infidèle, le techos drogué, l’assistante insupportable … Satan a de quoi s’occuper.

Si certains moments sont plus faiblards que d’autres ou auraient mérités d’être creusés (quid du drag queen escamoté dans la première partie?), le tout se tient et accouche d’un film somme toute honorable, mené bille en tête par Alix Angelis dans le rôle d’une possédée particulièrement efficace dans les glissements de tonalité. On appréciera au passage les clins d’œil à des incontournables du genre, The Omen, Le Prince des ténèbres et autres fleurons stylistiques, ainsi que l’aisance avec laquelle le Grand Cornu s’adapte aux nouvelles technologies.

Bref The Devil’s hour se laisse voir avec plaisir, rejoignant ainsi la cohorte de bons petits films d’horreur que nous avons pu détecter, entre The Jane Doe Identity, L’étrange cas Deborah Logan et Ava’s Possessions. Comme quoi il existe encore des réals capables de nous faire trembler à moyen budget et avec de l’imagination.

Et plus si affinités

https://vod.canalplus.com/cinema/the-devil-s-hour/h/12773611_40099?sc_openpartner=CNC

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