Technicien, inventeur, esthète … Fortuny, un espagnol à Venise

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Le palais Galliera clôt sa saison espagnole débutée avec l’hommage à Balenciaga en se tournant vers l’œuvre ô combien marquante de Mariano Fortuny. Ibérique d’origine, vénitien d’adoption, ce magicien textile réinvente la féminité des années 1900 en libérant les corps. Plus de corsets, des tenues amples, inspirées des traditions séculaires, la Grèce, la Renaissance : son style audacieux va impacter fortement la mode de l’époque … et les esprits.

L’exposition Fortuny – Un espagnol à Venise relate cette saga, où l’émergence de la robe Delphos accompagne la résurrection des motifs propres aux étoffes du XVIeme siècle. Toujours Fortuny prend exemple sur l’art, les profils délicatement inscrits sur les poteries helléniques, les tableaux des grands maîtres italiens et flamands. Le parcours met en évidence cette filiation, tout en évoquant les recherches accomplies pour restituer un geste créateur d’envergure.

Amour de la matière, jeu sur les couleurs, les dessins, les volumes … les tenues de Fortuny jouent de la lumière, de la brillance, tout en conjuguant élégance et confort. Faussement simplistes, vestes et tuniques multiplient les astuces, les ruses de conceptions, les préciosités discrètes, comme ces boutons minuscules qui ferment les longs habits sur les côtés, comme une bordure de perles. Le célébrissime plissé Delphos apparaît ici en majesté, mystérieux en noir, virginal en blanc, concentré en bleu.

Ah ces bleus, entre eau clair et azur ensoleillé, inimitables, profonds et hypnotiques, rehaussés de gris, de blanc, de saumon ou d’argent … l’ensemble des créations exhibées invite au calme, à la quiétude, à l’introspection. Si toutes les femmes peuvent s’épanouir dans ces vêtements pensés pour l’aisance, elles n’y éprouveront certes pas l’exubérance et la folie, car la logique même de la vêture appelle à une sérénité presque philosophique.

Les hommes aussi bénéficièrent des talents du maître Fortuny, néanmoins les femmes y trouvèrent une liberté de l’être, un délassement que plusieurs extraits de films mettent en évidence. Durant les premières années du XXeme siècle, posséder une robe Delphos signifiait bien plus qu’un choix stylistique, il s’agissait d’une véritable émancipation en sus d’une nouvelle conjugaison de l’élégance.

Une marque distinctive qui a traversé les âges : les couturiers actuels font régulièrement référence à l’espagnol de Venise … sans jamais en égaler l’inventivité ni la subtilité. c’est ainsi qu’n fonde les légendes, les mythes.

Et plus si affinités

http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/expositions/fortuny-un-espagnol-venise

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