Steven Tuwatanassy, le faiseur de déesses …

L’amour est un combat, la beauté une armure, la séduction une stratégie ? Femme fleur, femme épine, femme arabesque, femme dragon … tandis qu’il sculpte la taille et le col des dames, Steven Tuwatanassy mêle les imaginaires asiatiques et baroques pour façonner les tenues de ces modernes Circé.

Ceintures, corsets, minerves, boléro, épaulettes, tiares … ses parures épousent le mouvement des vagues écumantes, des anémones s’entrouvrant au soleil, des écailles de l’Hydre ou du cuir des Chimères. On se sait s’il assouplit du plastique, dompte le corail ou forge le bronze, mais son univers se veut à la fois solide et aérien, dans une explosion de couleurs irisées qui rehausse robes du soir ou tenues de cocktail.

La femme ainsi embellie renoue avec les mythologies du monde initial, une élégance lumineuse et racée propre aux ornements des impératrices chinoises, aux robes souveraines du grand Siècle, aux broderies persanes des sultanes d’antan. Organiques, ses créations convoquent la sève, le sang, le métal en fusion, le pétrole tiré à la source de la terre ou la mer en furie …

Le tout dessine la silhouette d’une tragédienne antique, l’allure d’une diva, l’attitude des grandes héroïnes lyriques, Didon, Alceste, Norma, Turandot, … négations totales du casual, elles déterminent une grâce, une distinction, un maintien qu’il convient d’assumer, d’exacerber dans un geste aristocratique de pure fascination …

Et plus si affinités

https://www.instagram.com/tuwan67/

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