Nuit des Musées 2012 : dans les ténèbres nîmoises …

Annoncer les évènements est une chose, les vivre en est une autre. Surtout dans l’obscurité nocturne où le temps s’efface dans les ombres.

C’est ainsi donc que je m’élançais hier dans les rues de Nîmes Rock City pour en quadriller le patrimoine généreusement ouvert aux culturovores. Tour Magne, Maison carrée, Musée d’art contemporain du Carré d’Art, Musée archéologique, Musée des Beaux Arts, Chapelle des Jésuites, … tous s’étaient donné le mot pour accueillir curieux, couples, amis, familles, venus en nombre (première bonne surprise) pour découvrir également les artistes exposés dans les galeries d’art de la ville, associées à l’évènement.

 

De la fréquentation donc, un public mixte, convivial, attiré par les collections mais également les performances proposées : conférences, visites guidées, installations. Toutes jouant sur le thème de l’ombre et de la lumière ou du mystère (ainsi les explications concernant le mystère de la Licorne apportées par un des animateurs du Musée d’Histoire naturelle au sein d’un des vieux cabinets scientifique du lieu).

A noter :

  • beaucoup d’expositions traitant de la tauromachie, la Feria approche et la ville commence à pavoiser en la matière d’où les œuvres exposées dans les galeries spécialisées Toril d’Artistes ou Audrey Carbo, au rez de chaussée du Carré d’art, à l’école des Beaux-Arts, dans la Chapelle des Jésuites ;
  • les animations développées dans le cloître attenant au Musée d’Archéologie, et toutes rattachées au thème du feu, avec ateliers et animateurs exposant les secrets de la forge, de la faïence, du verre ;
  • l’expérience « Entrez dans un tableau et prenez la pose ! » où l’on propose aux spectateurs qui le désirent d’incarner l’une des figures d’un tableau devant l’objectif.

La soirée se finira place du Chapitre pour le concert de clôture du Festival de Musiques expérimentales et arts numériques Delco, avec Hypnolove DJ set, après avoir passé par la galerie Le Lac gelé où se situait l’expo Arg ! et l’installation Revolustar qui met en interaction jeu vidéo, karaoké, clips musicaux … et chansons révolutionnaires. Une interactivité assez dingue qui confronte le spectateur aux aberrations consuméristes de notre temps tout en interrogeant la manière galvaudée dont nous utilisons le terme « révolutionner ».

Restera de cette soirée le souvenir d’expériences diverses et variées, la mixité des genres et la conviction qu’un musée doit se vivre la nuit car les œuvres du passé, dans les ténèbres, prennent un autre visage.

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