Kennedy, le roman des derniers jours : dans la tête d’un condamné ?

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Nous voici dans les semaines précédant le 22 novembre 1963. C’est dans l’angoisse d’un attentat que l’entourage du président JFK prépare son déplacement au Texas. Au milieu de cette fébrilité, Kennedy se confie. Dialoguant avec ses proches collaborateurs, avec le jardinier de la Maison Blanche comme avec sa secrétaire, discutant avec Elvis Presley, avec Luther King, avec Hemingway. Le président fait part de ses convictions, de ses espoirs, de ses chagrins. Des amours perdues, l’enfant mort né, le frère défunt, le père écrasant, …celui qui avait tout d’un artiste, d’un journaliste, d’un auteur relate par bribes sa montée au pouvoir.

Triomphe ou calvaire ? Réconfortante récurrence des racines irlandaises comme un mantra protecteur, acceptation stoïque des douleurs physiques, aveu sans fard du besoin de sexe, bonheur absolu et simple d’être père, Kennedy se dévoile. A chaque nouvelle confidence qui le rapproche de l’issue fatale, il en dit un peu plus sur son quotidien au sein de la Maison Blanche, sa relation avec Jackie, sa vision du monde, sa responsabilité d’homme politique, sa foi religieuse. Est-ce parce qu’il est catholique que sa conception est pétrie de bonté et de tolérance ? Ou est-ce tout simplement parce que c’est un homme moderne, ouvert et capable d’empathie ?

Le portrait qu’en dresse Philippe Legrand, ancien journaliste, auteur à succès et directeur de la communication de Paris Match, volontairement évacue le sensationnel et le factuel pour se concentrer sur une ambiance, une mentalité, une perception. Ecrit à la première personne, ce livre renoue avec l’intériorité d’un personnage mythique, lui conférant la texture d’un héros romantique confronté à un destin qu’il tente de gérer de façon cartésienne. Par le yeux du plus jeune président des Etats-Unis c’est un pays entier que nous voyons entrer dans l’ère moderne, en quête de repères à conserver, de superstitions à éradiquer. Comme un fil rouge, des citations extraites des discours et des écrits de J.F.Kennedy introduisent chaque court chapitre, pour nous raccorder avec la réalité de ce qui fit son programme politique, sa conception de l’humain.

Kennedy, le roman des derniers jours, en proposant cet exercice d’introspection, rappelle que l’Histoire se vit aussi de l’intérieur, que les dirigeants de ce monde sont avant tout humains, confrontés à des choix, des crises, des urgences, des succès et des haines.

Et plus si affinités

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