It stains the sand red : le zombie, homme idéal ?

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Et hop un enième film exploitant la veine zombie inaugurant par le très regretté Romero en son temps. Comme tous ses confrères en zombittudes, It stains the sand red y va de sa petite originalité dans le traitement d’un thème rebattu jusqu’à la nausée. Et admettons-le, l’approche de Colin Minihan a tout pour surprendre et plaire.

Climat post apocalyptique : les zombies sont déjà dans la place, dévastant Las Vegas et sa proche banlieue. Molly, gogo danseuse et fêtarde invétérée, tente la fuite au Mexique, visiblement épargné par le fléau, dans le sillage de la petite frappe qui lui sert de mec. Pour se faire il faut rallier un improbable aérodrome paumé dans le désert afin de décoller vers la terre promise. Manque de bol, la voiture s’ensable lors d’un arrêt pipi/dégueulis, et Monsieur se fait bouffer par un mort vivant qui trace la route en solitaire.

Réflexe de survie oblige, Molly profite que son chéri se fasse dévorer les intestins pour ramasser bouteilles d’eau et de vodka, iphone à moitié vide et sachet de coke, et se barrer en courant dans les vastes étendues solitaires. Pas de chance, l’agressive goule la suit à la trace, avec l’insistance d’un séducteur éconduit et bien marri de l’être. S’ensuit une course poursuite mémorable, où l’antagonisme va progressivement se muer … en complicité , pour ne pas dire en attirance réciproque.

Et c’est là toute l’originalité du script, qui tisse un lien affectif finalement très fort entre Molly et Smalls (surnom donné par la belle à son nouveau compagnon de route), chacun réveillant en l’autre des émois tout ce qu’il y a d’humain. Une fois de plus donc, le zombi joue les facteurs déclencheurs d’une prise de conscience : kilomètre après kilomètre, sous un soleil de plomb et une chaleur de four, Molly se rappelle qu’elle est une femme, une mère, une battante.

Elle en profite pour régler ses comptes avec les mecs, visiblement elle n’a côtoyé que des pourris dans sa vie, mais sa rencontre avec Mr Z va finalement métamorphoser son approche de la gente masculine pour lui révéler ce qu’est l’amour. Sans jamais tomber dans le mièvre, conservant un rythme effréné, le sens du coup de théâtre et de l’humour, Minihan construit son récit avec finesse, dans des paysages à couper le souffle.

Il est servi en cela par l’interprétation particulièrement intense de Brittany Allen et Juan Riedinger, dont le duo prend corps au premier regard échangé, un dialogue gestuel qui s’impose immédiatement, alimentant le suspens tout en proposant une alternative rafraîchissante aux sempiternelles séquences de dévoration gloutonne et brutale dont regorge généralement ce type de films.

Et plus si affinités

http://www.digitalinterference.net/itstainsthesandsred/

http://darkskyfilms.com/stains-sands-red/

https://www.facebook.com/itstainsthesandsred/

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