Don’t believe the hype : Paris sur Mode est en Première Classe

Bonjour chers lecteurs, et rassurez-vous. Ce titre n’est ni une étincelle de folie, ni une futilité, encore moins une plaisanterie mais l’enchaînement verbal et ludique de trois salons parisiens dédiés à la mode et proposés du 27 au 30 septembre 2013 dans le Jardin des Tuileries. Une présentation s’impose, ce me semble, pour que vous compreniez le concept à l’œuvre.

Histoire et fondation d’un concept

A l’origine de cette démarche, le tandem Sylvie Pourrat/Sophie Guyot, deux fashionistas passionnées dés le berceau ou presque, en quête perpétuelle de tendances et d’émotions esthétiques. Paris sur Mode naît de ces vocations, qui depuis 24 ans met en exergue les valeurs montantes de la création. Deux fois l’an, en marge des défilés, le salon rassemble la crème du stylisme « Accessoires » et « couture », 350 pointures triées sur le volet par les deux gardiennes du temple, réparties entre Paris sur Mode pour le prêt à porter, Première Classe pour les accessoires, et Don’t Believe The Hype qui pour cette nouvelle session a promu 17 marques life style.

Nous voici donc au centre d’une constellation dédiée au prêt-à-porter : la chose est essentielle qui oriente notre regard vers une mode à arborer au quotidien, même dans ses excès. Y règnent avant tout le souci de la qualité, du bien être, de plus en plus l’éthique et le durable. L’accessoire y est roi, qui occupe 70 % de la surface : bijoux bien sûr, foulards, chapeaux, gants, parapluies et cannes, ceintures, sacs et chaussures, lunettes également. Farfelus, multicolores, sobres et épurés, les modèles épousent toutes les tendances et s’adressent à tous les goûts, pour singulariser un manteau, une robe, nos tenues habituelles.

Le Japon en question

Cette édition a par ailleurs questionné la thématique du Japon dans ce qu’il a de plus pointu en matière de savoir faire et de technicité : matières, dessins, transmission des rituels, des traditions artistiques comme autant de gestes sacrés venus d’un autre temps pour vivifier notre imaginaire présent et notre rapport au monde quotidien. Outre les créateurs nippons venus exposer leurs produits, le salon a voulu travailler dans un esprit dédié, au travers d’une charte graphique spécifique.

C’est 1984, la marque de foulards lyonnaise qui a réalisé le visuel de la saison. Entre mer et montagne, les lignes sinueuses qui composent le graphisme se déclinent en bleu, rose et blanc sur les affiches, les tshirts, et la pochette d’un dossier de presse dont nous avons apprécié la composition raffinée. Ajoutons-y la décoration de l’event que Thomas Pélizon de l’agence Les Beaux Jours Architectures a dédié à la modernité japonaise, éclairée des bouquets traditionnels de Plantica, et des uniformes d’hôtesses réalisés par la marque The Reracs et vous comprendrez mieux la philosophie de ce salon qui pousse sa logique jusque dans les moindres détails.

Prise de risques ?

Détails qui cette année marquent les esprits par leur retenue. Peu d’excès au final dans les modèles présentés. Nous avons même éprouvé une étrange sensation de récurrence d’un stand à l’autre, peinant à ressentir cette étincelle chérie qui marque l’apparition de l’originalité. Difficile de ne pas y déceler cette peur de déplaire par un excès de singularité. C’est que ces marques doivent vendre, et il convient de fait de plaire aux diffuseurs et à la clientèle.

 Nous avons néanmoins eu plusieurs coups de cœur, pour les vanités structurées de Thomas V. qui changent des styles loubard ou mexicain baroque pour proposer une ligne tout en dureté géométrique, les montres à gousset de Fob Paris dont on peut interchanger les boitiers en fonction de sa tenue et de son humeur. Notons également les cols/colliers de dentelles crochetées/tressées de Lorina Balteanu  ou les bijoux mythiques/mystiques brodés et perlés de Doti Csengeri.

Dans le domaine des ceintures et parures, Bea Valdes excelle dans le façonnage d’épaulettes qui disciplinent la silhouette. Concernant les chaussures, les créations multicolores de l’islandais Kron ont su nous charmer, qui allient confort, talon affirmé mais de hauteur convenable, maintien et originalité des formes.

Pour les sacs, ces trois univers ont suscité notre curiosité et notre bienveillance : le chinois Shaoo  joue la carte de modèles sobres rehaussés de découpes dentelles en jeu d’ombre, le grec Urania Gazelli s’amuse de la mosaïque pour créer des pochettes boites d’une rare fantaisie, le suisse Tanah Rhea élabore des sacs bijoux rehaussés de perles et de broderies.

Et plus si affinités

http://www.premiere-classe-tuileries.com/fr/japan-edition/

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