Catherine the Great : Helen Mirren imperator !

Difficile de titrer autrement cette chronique, car la period drama consacrée à la grande Catherine II repose intégralement ou presque sur la puissante prestation d’Helen Mirren. On savait la dame rompue aux rôles de souveraines. Après avoir incarné Elisabeth I et II, voici qu’elle redonne vit à la très glorieuse impératrice de Russie dans une production particulièrement spectaculaire.

Cette fresque composée de quatre épisodes d’une heure évoque les années de règne de cette souveraine éclairée selon les termes de nos philosophes des Lumières, qui n’hésita pas à éjecter son époux légitime et consacré pour prendre le pouvoir et le garder contre vents et marées trente années durant. Quitte à faire liquider les opposants, à tenir son crétin de fils loin du trône, et à se comporter en roi plutôt qu’en reine.

Combative, d’avant-garde, séductrice, collectionnant les amants, dont l’ambitieux Potemkine, son grand amour, qui la servira avec zèle, agrandissant le territoire, offrant une flotte à cet empire enfermé sur lui-même. Très concentré, passant du destin personnel de la souveraine à celui de la nation qu’elle gouverne, la mini série réalisée par Nigel Williams pour le compte de HBO effleure les principaux épisodes de cette saga historique sans en décortiquer les dessous.

Nous restons donc focalisés sur les remous de cette relation passionnelle autant que libertine, menée tambour battant par une Helen Mirren rayonnante et son partenaire Jason Clarke. Le tout en costumes d’époque et dans des décors somptueux qui rappellent les fastes de la Russie du XVIIIeme siècle … et sa rudesse. Car la période ne prêtait guère à la tendresse, sur fond de misère des peuples, de servage et de conquête militaire. L’occasion d’évoquer une maîtresse femme, aussi admirée que controversée.

Et plus si affinités

https://www.hbo.com/catherine-the-great