Album : Astrid Engberg – Modern blues – 2016

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Astrid Engberg : le nom résonne comme celui d’une héroïne d’Ingmar Bergman. Pourtant c’est dans l’univers de la musique que s’épanouit la jeune compositrice, interprète et productrice danoise, déjà repérée dans le sillage de Dafuniks, Jukebox Champions et Blanka, avec qui elle collabore régulièrement. C’est que la voix de la belle est magnifique, enrobante comme un filet de miel, chaude comme le soleil, mélancolique comme le vent du Nord, cristalline comme le ciel toscan.

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Mixité des cultures, que l’artiste revendique ouvertement comme une source inépuisable d’influences, respirées au travers de ses voyages, fidèlement enumérés au fronton de sa page Facebook : « South Africa, Burkina Faso, Mali, Egypt, Spain, Portugal, France, Italy, Netherlands, Martinique, Andorra, Sweden, Norway, Germany, China, England, Ireland, Malta, USA, Belgium, Jamaica and more ». Une globe trotteuse, infatigable voyageuse qui ne peut rester en place, et sillonne la planète en quête des mystères de l’existence …

Objectif : formuler les questions récoltées … sans jamais trouver des réponses qui n’existent de toute façon pas. Intellectuelle ou poétesse ? Les deux peut-être, mais musicienne très certainement, qui brode les motifs épurés de ses mélodies entre jazz, soul,world music, hiphop, … Après un premier album intitulé Poetry is gone sorti en 2013, les questions demeurent, et c’est Modern Blues qui en fait la synthèse au travers de huit chapitres habités.

Photo: Diane Sorin, Paris 2014
Photo: Diane Sorin, Paris 2014

Car l’univers musical de Astrid Engberg qu’on assimile souvent à celui de Björk Ou PJ Harvey peut aussi par certains côtés évoquer Kate Bush dans le désir de contrôler sa production, d’orchestrer la voix. Avec un sens très net du rythme et des percussions, l’artiste rappelle qu’elle est aussi chanteuse et travaille ses mélodies avec la rigueur d’une cantatrice lyrique travaillant des mélopées africaines. « All we search for », « Limelight », l’envoutant « Flowers on the riveside » qui n’est pas sans rappeler Dead can dance, laissent régulièrement la place à des morceaux plus syncopés.

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« Beat up » et « First world problem » font basculer l’album dans une écriture plus dansante qui s’apparentent à l’univers sonore de The Creatures, le side project de Siouxsie Sioux et Budgie. Preuve qu’Astrid ratisse large jusqu’à faire la jonction avec des familles musicales plus dark mais néanmoins aussi expérimentales et curieuses d’Ailleurs. Au final, Modern blues marque l’oreille et l’esprit par sa puissance à faire tomber les barrières des genres, à faire communier les contraires en ignorant volontairement das différences qui n’en sont finalement pas. On s’en délecte.

Et plus si affinités

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