A l’avant-garde : Sylvain Binet Homâ, l’animaliste

Etampois d’origine, artiste dans l’âme comme dans l’ADN … Sylvain Binet aka Homâ a notamment un faible pour le portrait animalier qu’il revisite avec autant de talent que d’espièglerie, et un certain esprit punk.

Chez lui, l’animal s’humanise, en costume de préférence et dans des scénographies baroques et déjantées. Une sorte de Beatrix Potter sous acide, Snatch au pays des merveilles, Marvel version Nounours … et une galerie d’icônes de la pop culture déclinées à la sauce peluche.

Le trait est fin et précis, chaque dessin ultra détaillé, dynamisé par un halo de lumière, bougie qui se consume ou phare de moto, fumée qui se dégage d’une saucisse ou d’une clope, l’étincelle du regard, l’air de défi dans l’attitude … et un sens du décorum qui mériterait une version BD.

Car chaque œuvre porte une histoire en germe, quelque chose d’irrévérencieux et de tordant, qui n’est pas sans évoquer les univers de Tramber et Jano, de Dodo et Ben Radis, et pourrait tout à fait convenir dans une version 2020 des Fables de La Fontaine.

Au spectateur d’inventer cette histoire, quitte à mélanger ces protagonistes dans une lecture 2.0 d’un nouvel Oiseau bleu. Et pourquoi d’imaginer son propre animal de compagnie dépeint par Sylvain Binet Homä sous les traits de … de ?

Et plus si affinités

https://www.sylvain-binet.com/animaux