A l’avant garde : Raoef Mamedov – The Last supper – 1998

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© Raoef Mamedov, The Last Supper , 1998, photographies contrecollées s ur aluminium, polyptyque 5 pièces (détail), Courtesy Gallery Lilja Zakirova, Heusden, The Netherlands

Parce qu’elle demeure une leçon artistique et esthétique, La Cène de Léonard de Vinci a inspiré de très nombreux artistes qui ont voulu lui rendre hommage, approfondir sa signification ou s’en amuser. Avec Raoef Mamedov point de pastiche mais une véritable émotion.

Chacun des modèles a posé séparément, les photographies étant ensuite rassemblées par ordinateur pour créer ces compositions épurées. Peu d’accessoires, un fond sombre où la blancheur des peau, la clarté des chemises ressortent. Une candeur lumineuse, un recueillement évident, une très grande simplicité, une authenticité émanent de ces personnages.

Handicapés ? Trisomiques ? Ou tout simplement humains ? En les plaçant dans cette fresque biblique, l’artiste azerbaïdjanais joue avec notre perception de la normalité, du sacré, de la beauté. L’oeuvre fit polémique : c’est qu’elle nous met face à nos contradictions. Tendre la main, mais rejeter, protéger mais amoindrir, … en quoi les handicapés sont-ils anormaux, différents, inférieurs ?

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De fait The Last Supper inverse de façon spectaculaire le monde malsain d’un Jérôme Bosch où des visages similaires figuraient la monstruosité du péché et de la barbarie. L’image de Jésus et des Apôtres ainsi projetée redéfinit la notion de charité, d’empathie, et démonte l’idée insupportable de différence.

Et plus si affinités

http://www.zakirova.com/

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