A l’avant garde : Otto Ganz

D’Otto Ganz on évoque souvent la plume, l’écriture, la poésie revêche et sans pitié. Ici pourtant ce sont ses tableaux que nous mettons en avant, car l’auteur belge est aussi plasticien, comme d’autres cauchemardent ?

Globes oculaires dilatés, crânes nus, attitudes prostrées, presque soumises, face au sort implacable qui joue nos vies aux dés, parce que tant d’horreurs décidées volontairement par une force supérieure, c’en est trop pour nos consciences déjà martyrisées. Les personnages de Ganz tracent toujours la même silhouette, vampire abandonné en son éternité solitaire, déporté supplicié qui attend cette mort libératrice qui tarde à venir, malade qu’on crucifie pour ne pas le sauver de ce qui le ronge … Et toujours cette même étincelle de chagrin dans le regard …

Du vécu ? D’article en biographie lapidaire, on comprend que l’artiste Otto Ganz surgit des décombres d’une autre vie, mise à mal par un accident, un long coma … c’est un survivant qui prend ici la plume et le pinceau, conscient que l’existence ne tient qu’à un fil … L’éphémère, il en connaît la saveur. Est-ce pour cette raison qu’il même à l’encre et à l’acrylique de ses toiles, l’amertume du café, le mystère transgressif de fluides organiques dont on ne sait exactement d’où il les extrait sinon de son intériorité …

Est-ce son reflet errant dans les limbes qu’il projette d’œuvre en œuvre, y ajoutant un part de lui-même, comme un long avertissement à ceux qui le scrutent pour comprendre ? Il n’y a rien à comprendre, juste à vivre en attendant l’inéluctable ?

Et plus si affinités

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