A l’avant garde : Myriam Regenwetter, l’hybridatrice

Pour saisir l’imaginaire d’un individu, consulte son profil Facebook … Sur celui de Myriam Regenwetter, le dernier clip de Bjork tout en métamorphoses, Serge Reggiani citant Baudelaire, un artiste sculptant le plastique usagé, des danseuses jouant de la perspective pour créer une déesse aux milles bras gracieux, des images d’océan …

Un monde d’attirances qui tissent un univers mental reflété dans des dessins dont la précision redoutable sert la fantaisie merveilleuse … et sobrement équivoque. Sur le papier en milliers de points assemblés comme un rébus existentiel, des créatures élégantes associent l’humain et l’animal dans une série de poèmes bicolores et racés.

La femme manta, le dandy insecte, la grande dame coquillage, la belle papilloneuse, … c’est un jeu de métissage que Myriam Regenwetter s’emploie à inventer, avec une esthétique troublante de séduction et d’érotisme larvé. Car chaque portrait interroge l’imaginaire du spectateur attiré par cette stratégie pointilliste, le velouté des lèvres, la nervure d’une carapace, la tension d’un muscle, une mèche de cheveux savamment échappée, une moustache aguicheuse …

Et comme une coquetterie supplémentaire, un ocelle de couleur vive, camouflage et distinction qui aurait charmé Roger Caillois en quête de Méduse, Jacques Lob et ses pulpeuses déesses. Entre la gravure, le chromo, le flash de tatoueur et la bulle de BD, Myriam Regenwetter se rit des codes pour façonner les héros d’un conte fantastique qui reste à inventer.

Et plus si affinités

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