A l’avant garde : Justin Alexander Bartels – Impression

© Justin Bartels

Y a-t-il besoin de passer par la case shibari pour marquer son corps ? Il suffit d’observer les clichés du photographe américain Justin Alexander Bartels pour comprendre que non.

La série « Impression » consacre le marquage subi au quotidien par le corps des femmes : soutien-gorge, corset, couture du jean ou du slip, laçage des chaussures … décidément le vêtement est contrainte, son architecture imprime la peau, la fustige …

Il faut souffrir pour être belle : l’adage ô combien contestable est inscrit dans chacune de ces traces qui apparaissent plus cruelles encore dans les nuances crues du noir et blanc. Une cruauté consentie, presque revendiquée comme une forme de contrat moral caché.

Un contrat que l’artiste fait voler en éclat en dévoilant le secret de ces scarifications, de ces meurtrissures tellement usuelles qu’on ne s’y arrête plus. Et pourtant … elles en disent long sur l’acceptation, la banalisation … la délectation ?

Car chaque empreinte finalement signe une victoire sur la chair qu’on dompte et modèle, qu’on force et rabaisse, dommage que ce soit une victoire à la Pyrrhus, où la féminité concède sa liberté, sa diversité, son épanouissement … sa légèreté.

Et plus si affinités

https://www.justinalexanderbartels.com

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