A l’avant-garde : Jean-Luc Navette – Le Champ du labeur

Illustrateur. Et tatoueur. Reconnu. Au point d’avoir fait partie des artistes exposés lors de Hey ! Part I. Au point de voir ses œuvres publiées dans des recueils. Le deuxième en date a été édité en novembre de l’année dernière.

Spécifiquement consacré à l’Entre Deux Guerres et aux dessins que cette préiode a inspiré à l’artiste lyonnais. Ainsi ce Champ du labeur ironique et incisif à souhait qui rappelle par certains côtés King Kong en haut de son building, cerné de toutes parts par les avions meurtriers. Ou comment montrer la monstruosité et le rejet des Gueules cassées sacrifiées au chant d’honneur de la patrie puis abandonnées par elle.

Le trait se veut caustique, sans pitié, malsain par son côté sale, précis par sa netteté de caricature de journal. Un clin d’œil au blues démoniaque de  Robert Johnson, une référence aux destins brisés, aux lettres des poilus morts dans les tranchées, aux photos de l’époque. Une saveur âcre de cendres, de vieux papier, une atmosphère sépulcrale, … les silhouettes de Navette sont dérangeantes comme l’ombre des morts, les monuments aux disparus, l’envers de nos lâchetés.

 

Et plus si affinités

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