A l’avant garde : Javier Pérez – En el filo – En Puntas

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Javier Pérez – En el filo 2012 – En puntas 2014

Sculpteur, dessinateur, photographe, cinéaste … l’artiste espagnol passe d’un support à l’autre, avec une virtuosité déconcertante. « Syncrétisme » dit-on de l’oeuvre de Javier Pérez qui juxtapose et mixe les philosophies pour interroger le sens, la fêlure des existences humaines. Peut-être devrait-on y ajouter la notion de fétichisme car des thèmes, des objets reviennent dans sa réflexion obsessionnelle.

Porcelaine, verre, résine, métal, parchemin, fil, ses installations jonglent avec le noir, l’argent, le crème, l’or, le bronze, le rouge, formes indéfinies, objets identifiés, cheveux, peaux, crânes, dans un élan mystique qui questionne le mystère des êtres et du monde. Parmi ses oeuvres En el filo – 2012 et En puntas – 2014 se répondent de façon éloquente et viscérale.

En el filo – Javier Pérez – Bronze – 2012

Coulé dans le bronze, tranchant et menaçant, En el filo, pose des escarpins sur le tranchant de couteaux de boucher. Féminité séductrice, blessure et douleur, mort à l’oeuvre … image frappante d’une destinée faillible, toujours en recherche d’un équilibre précaire, ? Les lectures se déclinent à l’infini, dans cette confrontation du trivial et de la beauté, du masculin et du féminin, du léger et du pesant …

Allant plus loin encore, la vidéo En puntas juche une ballerine vociférante sur les pointes effilées de couteux vengeurs, rayant le plateau supplicié d’un piano élégant dans l’enceinte d’un théâtre baroque. Déséquilibre encore, grâce contre bestialité, cri et rancoeur dans ce numéro d’acrobate flamenco incantatoire et libérateur. Catharsis à décrypter de multiples manières, suivant les vécus et les perceptions.

L’imaginaire poétique de Javier Pérez transparaît dans la confrontation de ces deux créations qui se poursuivent et dialoguent férocement, la seconde mettant en mouvement la première. Le mouvement demeure l’acteur caché, l’invité opaque et indéchiffrable qui illumine de l’intérieur les oeuvres de Pérez, un souffle nécessaire qui fait palpiter la matière, annule son inertie. Un petit miracle en soi ?

Et plus si affinités

http://javierperez.es/

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