A l’avant garde : Igor Goryunov, le faiseur de golems digitaux

© Igor Goryunov

Sibérien d’origine, installé à Saint-Pétersbourg … et ô combien laconique : normal car Igor Goryunov est définitivement un visuel qui traduit en formes et couleurs les chimères qui traversent sans cesse son esprit.

De véritables tourmentes, tissées de chairs métalliques, de composants d’ordinateurs, de connectiques en tous genres qui s’assemblent et se vomissent dans une tornade de vie robotique. L’avenir du monde ? Vidéaste de formation, Goryunov puise à pleines mains dans les opportunités du numérique pour constituer un art digital qui perpétue les fantasmes de Gigger à l’ère de l’IA.

Ses portraits d’humanoïdes ultra futuristes et sensuels en diable évoque le trait de Druillet, les délires de Dantec, le transhumanisme dans toute sa mécanique volupté. Les créatures de Goryunov tourbillonnent avec l’aisance et la grâce de danseurs androïdes, des speedlines accentuent leurs tournoiement de derviche à leur en faire perdre l’esprit … et elles aiment ça.

C’est ce plaisir du cyborg en mutation, qui voit son corps sortir de la finitude humaine pour prétendre à l’éternité des dieux que l’artiste saisit dans une débauche de nuances, la savante distorsion des lignes et des perspectives, la mutation désirée des pulpes et des tissus. D’œuvre en œuvre, Goryunov affirme son pouvoir de sorcier moderne : éveiller des golems fascinants, dompter des sirènes aux pixels enchanteurs.

Et plus si affinités

https://www.vagallery.com/igor-goryunov.html

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