A l’avant garde : Arnaud Bauville

Collagiste, peintre, portraitiste ? S’amusant à brouiller les pistes qui enfermeraient son art dons l’étroitesse d’une définition, Arnaud Bauville se distingue par un dandysme assumé, qui éclaire chacune de ses œuvres d’une singulière exigence.

Équilibre étrange et fascinant, les visages qu’il dépeint s’animent d’ombres et de lumières où les zones colorées voisinent avec le frémissement de l’écriture. Des extraits de journaux et de publications, glanés au fil du temps, ici découpés et superposés pour évoquer le velouté de la chair, les imperfections de l’épiderme.

Et raconter une histoire improbable tandis qu’un mot à la calligraphie plus soutenue émerge sur un front, une joue, pour questionner une attitude, un destin. Apollinaire et ses calligrammes ne sont pas loin, les cadavres exquis des surréalistes non plus, quand ainsi le verbe flirte avec la forme et le chromatique, dans un effet d’une rare intensité.

Flamboyantes, les toiles de Bauville accrochent l’œil, autant par leurs dimensions que par l’éclat qui les traverse, les anime. Élégantes, fascinantes, elles s’imposent de loin, se décryptent de près, dans un effet de double lecture digne d’un Arcimboldo dopé au pop art. Un pur bonheur !

Et plus si affinités

http://arnaudbauville.blogspot.com/

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