A l’avant garde : Alexandra Dillon

Habituellement les pinceaux servent à peindre. Habituellement … mais avec Alexandra Dillon, on tord le cou aux habitudes pour privilégier le détournement d’objets. Habilement et avec un sens très sûr de ses effets, l’artiste californienne trace ses portraits au regard intense sur le manche et la soie de brosses ainsi métamorphosées en toiles.

Et les traits de ses personnages de prendre étrangement vie tandis de les poils de l’ustensile leur servent de perruque, de chevelure indocile et épaisse, le manche de col étiré surmonté de bijoux … Attention du reste à ne pas lâcher la donzelle dans un atelier, elle s’attaquerait sans pitié à tous les outils à disposition, pelles, haches et autres : rien ne lui fait peur, tout l’inspire.

Y compris ces regards si profonds, qu’elle va chercher dans les portraits mortuaires des égyptiens, les fresques romaines antiques, les mosaïques byzantines, les icônes orthodoxes … ou certains chromos du XIXeme siècle, les compositions des peintres naïfs ? Chaque œuvre ainsi respire, étrangement vivante, inscrite dans l’épaisseur de ces outils du quotidien, usés, laissés pour compte, ranimés dans cet élan.

Et plus si affinités

https://www.alexandradillon.com/

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