Trouvaille MaMA 2015 : I Me Mine

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C’est dans les entrailles de la Boule Noire que I Me Mine nous percute de leur rock psychédélique lancé sur le public à la vitesse d’un des hélicos de Apocalypse Now. La comparaison n’est pas osée car le trio arbore fièrement ses influences 60’s/70’s jusque dans son style, son rythme … et son nom :

I Me Mine … il fallait oser adopter ainsi le titre d’une des tracks de Let it be, dernier album des Beatles. Véritable manifeste, ce choix annonce clairement le désir de filiation, de conservation d’un héritage que les trois compères amènent avec d’infinies précautions et la force de frappe d’une bombe au napalm dans notre modernité musicale.

A noter que filiation ne veut pas dire imitation bête et méchante. Clairement enracinés dans ce terreau musical, Fred, Sam et Guillaume lui apportent une french touch guillerette de titi parisien, de malicieux petit diable, un saupoudrage discret mais indéniable de vibration punk, qui rehausse l’esprit très british et dandy de leurs compos, pour preuve un premier album éponyme tout juste sorti, et leurs passages en scène particulièrement énergiques.

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On aime jusqu’à cette volonté de placer la basse au devant des harmonies et plus seulement en leur centre. utilisée comme une guitare à part entière. Du coup le live organisé pour le MaMA se retrouve saturé de solos impressionnants s’enroulant sur la rythmique et la ligne de synthés. Audace qui pimente un set enlevé et particulièrement passionné, et en dit long sur les capacités créatives du groupe et ses possibilités d’évolution.

Et plus si affinités
http://imemineofficial.tumblr.com

Posted by Padme Purple

Padmé Purple est LA rédactrice spécialisée musique et subcultures du webmagazine The ARTchemists. Punk revendiquée, elle s'occupe des playlists, du repérage des artistes, des festivals, des concerts. C'est aussi la première à monter au créneau quand il s'agit de gueuler !