Trouvaille musicale : Desperate Journalist

La semaine dernière, nous bourlinguions en zone créative nantaise/cairote avec The Egyptian Project. Ce jour revenons sur des terres traditionnellement rock et parachutons-nous à Londres où opère un intéressant quatuor : Desperate Journalist.

A ce nom accrocheur s’ajoute une rythmique de précision réglée comme une horloge suisse, des déferlantes de guitares cousines des riffs nostalgiques des Smiths, et la voix de la chanteuse Jo Bevan, éraflée, tortueuse, parfois tranchante, parfois très fragile. Un petit quelque chose de Dolores O’Riordan des Cranberries dans certains accents, et la maîtrise imperturbable d’une Sinead O’Connor sur les vocalises.

Et une charge émotionnelle évidente notamment sur le dernier morceau de l’EP Christina, « Wait » scandé comme une prière, un regret, un chant de séduction, un chantage au suicide. Entonné avec cette froide et feinte indifférence des êtres blessés, qui arborent la provocante revanche plutôt que d’avouer leurs terreurs.

L’ensemble est chargé de promesses, et mérite d’être encouragé/développé/montré/diffusé. Avec espérons-le de tout cœur, un album complet dans le sillage du prochain single « Organ » prévu le 11 novembre afin d’apprécier la palette de ces talents.

Photo : Nick Thompson que je remercie par ailleurs pour cette découverte.

Et plus si affinités

https://www.facebook.com/DesperateJournalist?fref=ts

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