Trouvaille : Frank Rabeyrolles

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Que vous dire de ce garçon ? De son univers ? Cela vous servira-t-il de savoir que Frank Rabeyrolles vient de Montpellier ? Qu’il a créé Wool Recording pour évoluer artistiquement à sa guise ? Qu’il a d’abord officié sous les pseudos Double U et Franklin avant d’agir en son nom propre, ce qui ne l’empêche pas de revenir de temps à autre à ses premières identités ? Tout ça, ce n’est que posture et impostures, du grain à moudre pour forger les légendes, raconter un éventuel parcours, gonfler une biographie … un OVNI comme Rabeyrolles, s’il s’abaisse un temps à ce genre de simagrée, n’en a finalement cure, trop éthéré qu’il est, les synapses prises dans ses imaginations mélodiques …

Un OVNI ? Un extraterrestre ? Un ange venu prendre sa retraite au soleil du sud, marre de veiller au bien être de l’humanité, maintenant je tombe les ailes et m’occupe de moi ? Ouep … mais on ne peut tirer un trait définitif sur sa lumière intérieure, mon brave Séraphin, once a cherub, always a cherub, surtout quand le rock s’en mêle… et ce n’est pas les Smashing Pumpkins qui me contrediront … ici point de rock en surface, qui s’illumine d’une pop faussement candide, ballades vibrantes, éraillées de syncopes électro, de sons d’automates, de cliquetis mécaniques …

Le rock réside justement dans ce sens inné et secret du mixage des tonalités, cette manière de travailler la matière, de la lustrer, la corroder, l’adoucir ou la durcir à loisir, pour multiplier les distorsions, créer une atmosphère étrange autour de ces morceaux romantiques, mélancoliques, trompeurs dans leur naïveté, leur légereté. Bottle in the sea, Frank Rabeyrolles #8, Third Skin, Bosphorus, Life behind a window, depuis 2005, les opus se succèdent doucement mais sûrement pour conter sans fin ce désir renouvelé de trahir les apparences.

On sent la maîtrise du geste, le sens aigu du son, qui autorisent les expérimentations, les essais, toujours heureux car mesurés et pertinents. Avec intelligence et talent, Rabeyrolles ternit et corrode chaque ballade qu’il cisèle en amont avec préciosité, comme on le ferait d’une photo parfaite assombrie par l’acide et la salissure. Comme pour laisser entendre que les choses de la vie ne sont jamais aussi parfaites qu’on le voudrait et qu’il convient d’en tenir compte que l’on veut vraiment être heureux, le temps que ça dure.

Et plus si affinités

https://frankrabeyrolles.bandcamp.com

https://www.facebook.com/frankrabeyrolles/

http://www.wool-recordings.com/

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