Trouvaille : Adam and The Madams

Strasbourg, sa cathédrale, ses saucisses et quelque part dans ses culs de basse fosse, Adam and the Madams en embuscade. Trois garçons équilibrés et propres sur eux … jusqu’à ce qu’ils empoignent gratte, baguettes et clavier … et là c’est le drame.

Almost, leur dernier opus cuvée 2017 marque une nouvelle étape dans un parcours déjà bien fourni en matières de failles existentielles, répétées de track en track avec en filigrane la haute main de figures tutélaires comme les Ramones, les Pixies ou les Dandy Warhols.

A&TM, Death by a million splinters, Tomac sessions, A nightly blues session, du chemin a été parcouru depuis l’initial « A pencil in the water » qui en dit long sur les terreurs ados constituant la thématique fétiche du groupe. Une thématique qui doucement dérive vers les angoisses masculines, quand la cacophonie adulte s’installe, au fur et à mesure de l’âge et de l’expérience.

Et il semble y en avoir eu pas mal depuis 2012, année d’émergence du trio Adam Lanfrey / Cyprien Steck / Arthur Vonfelt, si l’on en juge par l’évolution du son, la progressive épaisseur que gagne la mélodie, les cassures volontaires de cadence, et un net durcissement du ton, affirmé avec les Tornac Sessions via des drums hautement agressifs, des riffs bien mordants, un synthé hystérique et une voix autrement plus ironique dans l’amorce des morceaux.

Bref c’est peu dire que ces messieurs en ont sous le capot, avec puissance et inventivité certes, un brin d’urgence paranoïaque dans le propos, et des fêlures à peine dévoilées à n’en plus finir, mais ils le vivent bien, et nous aussi, qui nous laissons contaminer à loisir par ce chant particulièrement dévorant et hérissé de complexes troublants et si romantiques.

Et plus si affinités

https://adamandthemadams.bandcamp.com

https://www.facebook.com/AdamAndTheMadams/

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