The Rebels of Tijuana à la Flèche d’or : ironie à la Dutronc, arpèges à la Doors et live yéyé en force !!!

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Février 2016 : tout excitée, je déballe à la face du monde la discographie torride’n’vintage des Rebels of Tijuana. Dans la foulée, j’apprends que le quintet d’indomptables débarque sur la capitale. Le 6 au soir, je déboule à la Flèche d’Or pour voir ces preux chevaliers de la musique néo Yéyé en chair et en live.

Ils assurent la deuxième partie de cette soirée orchestrée par leur maison de disque Echo Orange, constituant le plat de résistance entre Elliot Jane et VedeTT. Et pour le coup, l’expression n’est pas galvaudée car assurément ces messieurs savent tenir une scène. Bon live ne saurait mentir ? Effectivement, une fois de plus, la règle absolue se confirme : excellents en studio (en atteste leur discographie épluchée par mes soins dans la trouvaille que je leur ai consacrée), ils exultent sous les projos.

Pour cette visite sous les rayons dorés de la Flèche du même nom, ils nous concoctent une petite set list en français. Exit le répertoire d’obédience britannique, c’est à leurs pairs (pères???) hexagonaux qu’ils tirent leurs chapeaux une petite heure durant, enchaînant leurs morceaux de gloire avec une aisance de gentlemen. « J’adore ce flic », « La Bourgeoise » et autres fleurons à la sauce 60’s se mêlent aux nouveaux opus « Bang » et « Actuel » extraits du dernier album #3.

Cohérent, le set se cale au poil, constant clin d’oeil à Dutronc, Gainsbourg, Antoine, Nino Ferrer. Fiers de leurs influences, les Rebels en assument le prestige avec une élégante nonchalance et beaucoup d’humour. La scène c’est leur truc, on le constate en les voyant se placer sur l’étroit plateau de la Flèche, un synthé, deux grattes, une basse, une batterie, ça en prend de la place ! Pourtant tout le monde trouve son espace, et c’est bonheur de les voir interagir en se marrant, tandis qu’ils poussent la chansonnette.

Parce qu’en plus ils sont bons musiciens ! Visiblement Fender rules, l’ensemble des guitares semblant venir de l’auguste marque (de ce que j’en ai vu, après je ne suis plus de la première jeunesse, des lunettes s’imposent peut-être). Pourtant chose rare, c’est ici le claviériste qui guide l’attelage, aux commandes d’un piano vintage, dont on constate la qualité de son. Exploit quand on sait combien ces bêtes-là sont instables et facilement désaccordées. Harmonica, voix, il est partout, un vrai démon !

De solos en impros, nous arrivons à la fin du live, ravis par un dernier passage instrumental qui part en free style, à grands renforts d’arpèges à la Doors. Prise de pied intégral devant ce sans faute, et étonnement récurrent devant la placidité désabusée du public parisien, bien sage devant la scène tandis que je m’éclate derrière l’espace sono … Public n’as-tu rien entendu ? Pourtant ce soir là c’est sûr, The Rebels of Tijuana étaient là. En force !

Et plus si affinités

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