Soirée Pop Spleen Wave by Echo Orange  : Eliott Jane et VedeTT

Elliot Jane Vedett

Comme je vous l’expliquais dans mon report sur le concert de The Rebels of Tijuana, ces messieurs ne sont pas venus seuls ; orchestrée par le label Écho Orange, la soirée Pop Spleen Wave donne également audience à Eliott Jane et VedeTT, visages émergents de la maison de production lyonnaise. Profitant de notre présence en ces lieux, nous avons voulu en savoir un peu plus.

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Elliot Jane à la Flèche d’Or – Concert du 6 février 2016 – Photo Delphine Neimon

Eliott Jane : dark folk !

Honneur aux filles ! C’est la demoiselle Eliott Jane qui entame le bal, seule en scène avec ses guitares, sèche ou électrique suivant la coloration de morceaux résolument dark folk, empreints d’une rage contenue héritée de ses années grunge. La voix, la maîtrise, le caractère sont là, dans des compositions dont on saisit très vite qu’elles vont s’enrichir et se diversifier avec le temps.

Car pour concentrée qu’elle soit, la belle n’est visiblement pas du genre à se laisser enfermer dans une routine stylistique. « I get back » symbolise un retour aux sources amniotique. Eliott Jane de sa voix monotone où transparaît amertume et solitude, rejoint ainsi de son pas feutré les héroïnes pop maudites aux côtés de Laetitia Sheriff et consort.

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VedeTT à la Flèche d’Or – Concert du 6 février 2016 – Photo Delphine Neimon

VedeTT : lamento velouté !

A l’opposé, le trio VedeTT clôt la fiesta sur une musique très influencée par la new wave la plus britannique qui soit. On ne s’attendrait pas à pareil choix quand on les voit prendre possession du plateau, perf et capuche, bibine et clope. Cela laissait augurer du rock le plus rude qui soit, vu la structure guitare/basse/batterie. Eh bien une fois de plus l’habit ne fait pas le moine, et c’est un lamento velouté qui nous enveloppe doucement dans le halo bleuté des projos.

Pas exactement l’impression d’un néo Daho tel que le suggère l’album Tuer les gens, … plus un mix entre Echo and the Bunnymen et And also the Trees. Quelque chose de très éthéré, qui tranche sur l’allure du groupe à la ville. Intériorité intimiste évidente, héritée des 80’s dans ce qu’elles avaient de plus synthétique, de plus urgent. Tout un symbole, mieux un état d’esprit … il suffit d’écouter leur emblématique « Fried » pour s’en convaincre !

Et plus si affinités

Pour en savoir plus sur ces artistes et sur le travail de Echo Orange, rendez-vous sur le site de la maison de production, ici.

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