Rival Sons / Michael Milley en interview

Ok ce n’est un secret pour personne : je kiffe Rival sons, et mes chroniques Trouvaille et Concert consacrées aux quatre californiens ne démentiront pas la chose. J’assume ! Et j’en remets une petite couche avec l’interview bien sûr ! Bah voui, on n’allait pas en rester là et il eut été ballot de laisser ces messieurs venir dans notre chère capitale sans leur mettre le grappin dessus.

Sauf que ça ne c’est pas trop passé comme ça, et que le soir venu, ils étaient tellement dans le rush du dernier live européen de leur tournée qu’ils ne purent répondre à mes questions. Questions qui transitèrent donc par mail via la manageuse Talita que je remercie au passage ainsi que l’inventeur du web et Sainte Rita, pour atterrir chez Michael Miley le batteur qui s’est ainsi retrouvé précipité porte parole du groupe et a bien voulu m’en dire un peu plus sur cette tornade.

Simple, efficace, carré : le point donc sur une valeur sûre du rock, au moment où le combo sort sa nouvelle vidéo, comme une nouvelle preuve d’ancrage.

Présentez-vous. Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? Quelle est votre formation musicale et artistique ?
Michael Miley. Long Beach, en Californie. Essentiellement autodidacte au départ. Puis j’ai rejoint un orchestre de jazz au lycée. Cela m’a conduit à étudier le côté plus technique de la musique. J’ai terminé mon diplôme en musique à la California State University, Long Beach.

Pourquoi le nom Rival Sons ?

Cela a fait l’objet de nombreuses conversations. Au début nous voulions être les « Trans am »! haha je pense que je suis venu avec «les rivaux». Jay and Scott aimaient un autre nom avec «soleil». Finallement Scott a appelé et a dit « ça y est on l’a : Rival Sons ! »

Quand j’écoute votre musique, je perçois du rock, du blues, du métal, de la soul et même du gospel : quel type de musique constitue la partie la plus importante de l’univers Rival Sons ? Quelles sont vos influences ?
Définitivement la soul et le gospel. Le Rhythm and Blues (le vrai R & B!). C’est là que nous nous rejoignons. A part ça, nos influences individuelles sont incroyablement variées.

Comment composez-vous vos chansons ?
Nous écrivons en studio. Nous créons la musique et Jay écrit les paroles.

Les paroles sont simples mais très poétiques. Qui écrit les textes? Quels sujets vous inspirent ? Avez-vous des livres préférés ou des influences poésie ?
Jay les écrit. Cependant Scott a écrit la plupart des paroles de « Before the fire ». Je pense que nous voulons juste dire la vérité dans ce que nous faisons.

Vous parlez souvent de la liberté, la foi, l’amour, la perfection impossible. Rival Sons est-il un groupe philosophique? mystique? Ou tout simplement humain ?
Haha nous sommes tout simplement humains. Mais les humains sont libres, fidèles, aimants et imparfaits.

«Pressure and time » – « Keep on swinging»: ces deux vidéos sont très théâtrales et puissantes. Comment avez-vous les créées ? Quel est l’impact de la vidéo dans votre travail ? Avez-vous des références cinématographiques spécifiques ?
Nous avons vraiment aimé l’œuvre de Greg Éphraïm. Nous avons fait trois vidéos avec eux.

Rival Sons a été créé en 2007, après 3 albums, des concerts partout dans le monde, le Hellfest, une tournée en Europe, comment pouvez-vous expliquer que votre musique qui plaît tant au public ?
Nous avons commencé en 2008. 5 tournées en Europe. Nous nous sommes surpassés. Je ne peux pas expliquer pourquoi notre public se sent comme ça. Nous prenons notre live show très au sérieux, peut-être qui cela se ressent. Encore une fois, nous espérons dire la vérité. La vérité semble faire défaut dans la musique moderne. Peut-être que notre public a juste faim de vérité.

En écoutant votre musique, on pourrait penser que le live serait fou et sauvage. Mais sur scène, vous êtes très concentrés, calmes, comme si vous canalisiez votre énergie afin de la faire exploser dans la musique et le chant. Comment pensez-vous le live ? Que pensez-vous quand vous êtes sur scène ? Comment vous préparez-vous ?
Haha! On ne m’avait jamais dit que je suis calme et concentré ! Merci! Nous essayons de nous donner à 110% tous les soirs. Personnellement, je me prépare les concerts en faisant du yoga, des exercices d’échauffement en utilisant une bande de résistance pour réchauffer mes muscles.

“White noise”, “Gipsy heart”, “Pressure and time”: vos chansons semblent dresser une vision critique de la société. Quelle est votre perception de la société moderne ? Selon vous quelle est la place d’un musicien, son rôle dans tout cela ?
Eh bien, je crois que la société moderne, également appelée post-moderne, est un exemple dégoûtant d’humanité. Nous sommes plongés dans une période de l’histoire très égoïste, intéressée. Il n’y a pas beaucoup d’esprit de groupe. Et c’est tout à fait à la mode de ne pas avoir une boussole morale. Il y a plus d’avidité, plus de séparation de la richesse, plus de PIB, alors qu’il ya plus de pauvreté, de famine et de souffrance que jamais. Les musiciens ont toujours précisé les défauts de l’activité humaine, les années 60 en sont un exemple classique. U2 et Bono ont été très loquaces (et utiles !).

Dans «Burn down Los Angeles», vous dites: «Je viens pour venger mes rêves brisés». Est-ce que LA est un cauchemar ou le paradis pour les artistes ? En quoi cette ville en particulier vous inspire ?
LA / Hollywood est une sorte de symbole mondial de l’industrie du divertissement ; films, musique, etc, les gens y viennent de partout dans le monde pour y « poursuivre leurs rêves » ; et les manger et les cracher. C’est un cauchemar, pour l’essentiel. Mais cela étant dit, si vous êtes constant et que vous travaillez dur, vous pouvez sortir de l’autre côté victorieux. C’est un combat. Etre  musicien, artiste, acteur, est l’une des entreprises les plus difficiles au monde. Les hauts, les bas, peuvent vraiment nuire, cela peut vraiment briser votre esprit, ou prendre votre âme si vous ne faites pas attention. Cela dit, j’aime Hollywood. J’y ai vécu pendant 11 ans. Je me sens chanceux d’en faire partie.

Merci mille fois à Michael Milley pour son temps et ses réponses.

Et plus si affinités

http://www.rivalsons.com/

Trouvaille : Rival Sons

Concert / Nouveau Casino : The Rival Sons en majesté

Ok, this is not a secret: I really like Rival sons, and my articles Trouvaille and Concert dedicated to these four Californian guys prove it. I’m ok with it! And I add the interview of course! Yeah I could’nt stay there, let them come in Paris and not grab them!

But it didn’t work so easily. The night of the concert, they were so occupied by their last live in Europe that they couldn’t answer me. So my questions get across the ocean through the mail box of Talita, their manager, thank you Talita (and the creator of internet and Sainte ita) and arrived to Michael Miley, the drummer, which became the ambassador of Rival sons and accepted to tell me more about them.

Simple, efficient and organized: the occasion to focus on a real value of rock’n roll, when they just release their new video, as a new proof of their talent.

Present yourself. Who are you? Where are you from? What’s your musical and artistic training?
Michael Miley.  Long Beach, Ca. Mostly self-taught initially. But then joined jazz band in high school.That led me into studying the more technical side of music. And then I completed my music degree at California State University, Long Beach.

Why the name Rival Sons?
T
hat was a long series of conversations. Initially we wanted to be « trans am »!!  Haha I think I came up with « the rivals ». Jay and Scott liked another name with « sun » in it. Then Scott called and said we got it: rival sons !

When I hear your music, I perceive rock, blues, metal, even soul and gospel: which sort of music is the most important part of Rival Sons universe? What are your influences?
Definitely Soul and Gospel.  Rhythm and Blues (the REAL R&B !!!). That’s where we meet in the middle. Other than that, our individual influences are incredibly diverse.

How do you compose your songs?
 We write in the studio. We create the music and Jay writes the lyrics.

The lyrics are simple but strongly poetic. Who writes the texts? What subjects inspire you? Do you have favourite books or poetry influences?
Jay writes them. Scott wrote most of « Before the Fire » though. I think we just want to tell the truth in whatever we do.

You often speak about freedom, faith, love, impossible perfection. Is Rival Sons a philosophical band? A mystical one? Or just human?
Haha we’re just human. But humans are free, faithful, loving, and not perfect.

‘Pressure and Time’ – ‘Keep on swinging’: these two videos are very theatrical and strong. How did you create them? What is the impact of video in your work? Do you have specific movies references?
We really liked Greg Ephraim’s work. We did three video’s with them.

Rival Sons was created in 2007, after 3 albums, concerts everywhere, the Hellfest, a tour in Europe, how can you explain your music pleases the audience so much?
2008 we started.  5 tours of Europe. We’ve worked our asses off. I can’t explain why our audience feels the way they do. We take our live show very seriously; maybe that comes across. Again, we hope to tell the truth. Truth seems to be lacking in modern music. Maybe they’re just hungry for truth.

Listening to your music, we could think the live would be crazy and savage. But on stage you’re very focused, quiet, like if you were channelling your energy in order to make it explode in the music and the singing. How do you think the live? What do you think when you on stage? How do you prepare yourself?
Haha! I’ve never been told I’m quiet and focused! Thank you! We try and just give 110% every night. Personally I prepare for gigs by doing yoga, some warm ups along with some resistance band training to warm up my muscles.

“White noise”, “Gipsy heart”, “Pressure and time”: your songs seem to give a critical vision of society. What’s your perception of modern society? According to you what’s the place of a musician, his role into it?
Well, I believe modern society, also called post-modern, is a very disgusting example of humanity. We are immersed in a very self-serving, self-fulfilling, selfish time in history. There’s not a lot of group mind. And it’s totally fashionable not to have any moral compass. There’s more greed, more separation of wealth, more GDP, while there’s more poverty, famine and suffering than ever. Musicians have always been a part of pointing out the faults in human activity. For example, the 60’s a classic example. U2 and Bono have been very vocal (and helpful!).

In “Burn down Los Angeles” you say “I come for revenge for my broken dreams”. Is LA a pure nightmare or heaven for artists? In what sense this particular city inspires you?
LA/Hollywood is sort of a global symbol of the entertainment business; i.e. movies, music, etc.  people move there from all over the world to « follow their dreams ».  And eats and spits out so many. It is a nightmare, in essence. But having said that, if you’re persistent and work hard, you can come out the other side victorious. It’s a fight. Being a musician, artist, actor, whatever, is one of the toughest businesses in the world. The ups, the downs, man, can really take a toll on someone; it can really break your spirit, or take your soul if you’re not careful. Having said that, I love Hollywood. I’ve lived there for 11 years. I feel lucky to be a part of it.

What about tomorrow? After this European tour, what did you learn?
I’m learning that hard work will, indeed, pay off.  We’ve been at it for a long time. I mean, all the way back to being a kid and trying to learn Jane’s addiction songs, I persisted, and worked really hard. We are just now starting to see we are a viable « product » here. Selling out venues all over Europe. Charting. Radio play increasing a little bit. Hopefully, our next single « Until the Sun Comes » has some success and I can pay my rent!!