Nuit des musées 2018 : François and the Atlas Mountains chante l’Apocalypse

Prenez un jeune compositeur-interprète multi-instrumentiste entouré d’un collectif de créatifs inspiré et qui touche à tous les styles ; installez-le devant une tapisserie ancestrale qui décrit la fin du monde. Laissez opérer la magie de l’inspiration. Voici le pari relevé avec enthousiasme, on le comprend aisément, par le groupe de pop François and the Atlas Mountains : mettre en musique en direct la plus grande tapisserie au monde durant la Nuit des Musées, dans la galerie de l’Apocalypse installée au cœur du Château d’Angers. Rien que ça !

La performance vise à traduire mélodiquement et avec une perception moderne l’atmosphère qui se dégage de cette fresque flamboyante : on y détaille par le menu la fin du monde dans sa version biblique, un écho des souffrances médiévales, les reflets de angoisses d’une population alors décimée par les épidémies, les guerres et la famine. Véritable chef d’œuvre de l’époque, restauré maintes fois, typique d’un art précieux et symbole de la puissance d’une famille princière, la tapisserie de l’Apocalypse peut être décryptée à la fois comme une prophétie, une philosophie, un acte de pouvoir. Autant de piste que François and the Atlas Mountains vont devoir intégrer dans leur approche.

Une approche particulièrement intéressante qui s’inscrit dans l’actuelle stratégie de mise en valeur du patrimoine et des musées. Jadis clos, culturellement sacralisés, ces lieux de conservation et d’exposition s’ouvrent désormais à d’autres disciplines, danse, théâtre, poésie. La musique moderne est de plus en plus conviée pour offrir un nouvelle dimension aux collection, mettre en valeur une œuvre, ouvrir ses perspectives. Et attirer un public jeune qui n’aurait pas forcément le réflexe de venir visiter un musée.

A ce titre, le choix de François and the Atlas Mountains semble pertinent ; outre un univers sonore qui mixe les tendances sans jamais s’enfermer dans un genre déterminé, François Marry, à l’origine du projet, multiplie les liens avec le monde des beaux-arts, dans « Apocalypse à Ipsos » ou « Grand dérèglement » par exemple. Sa sensibilité déjà l’amène à orienter cette nouvelle performance vers une lecture émotionnelle de la tapisserie de l’Apocalypse, comme signe de la fin d’un monde, la nécessité de dépasser les apparences pour se chercher, se découvrir ; c’est ici une invitation à l’introspection qui va être chantée, trois soirs durant, pour tisser le lien entre hier et aujourd’hui.

Et plus si affinités

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