MOUVEMENT (CAPTURÉ)  : quand la danse prend la pose

« Photographier la danse est impossible. L’intéressant dans la démarche c’est la rencontre de deux arts : la photographie, la danse, le mouvement, son vertige et sa mort éternisée. Alors la photographie s’envole et devient autre chose que reportage, elle est code, formule, magique, jeu du je. »

                             Maurice Béjart à la photographe Colette Masson

MOUVEMENT (CAPTURÉ), la biennale nationale de la photographie de danse est de retour pour sa troisième édition. Initiée en 2013 par le chorégraphe Pedro Pauwels, l’événement ne change pas sa formule gagnante mais se déplace géographiquement, passant de Limoges à la plus méridionale Brive-la-Gaillarde. Focus sur les réjouissances.

L’édition 2015 de l’unique événement français célébrant l’art de la photographie de danse avait honoré le photographe Jean-Gros Abadie dans une vaste exposition commentée par le journaliste Philippe Verrièle ; celle qui se déroulera du 26 au 28 mai prochains (mais inaugurée dès le 13 en ouverture du festival Danse en mai de la scène conventionnée des Treize Arches) choisit d’aborder une thématique précise : la danse masculine. Viril mais correct, un dialogue photographique à propos de la danse masculine, tel est l’intitulé de l’exposition qui célèbre les plus beaux clichés d’Olivier Houeix et de Nathalie Sternalski. Le premier est bien connu des balletomanes pour ses clichés magnifiant les œuvres du chorégraphe néo-classique Thierry Malandain. Les photos qu’ils exposent à l’occasion de Viril mais correct permettent de saisir toute la beauté de l’homme qui danse : sa sensualité (Sors de Pedro Pauwels), sa physicalité (C’est ça la vie ?! du Pockemon Crew, Apocrifu de Sidi Larbi Cherkaoui), son ambiguïté (Rocco d’Emio Greco, Blue Lady de Carolyn Carlson interprété par Tero Saarinen).

Si Viril mais correct apparaît comme le point d’orgue de la manifestation, cette dernière fourmille de rendez-vous à ne pas manquer. Parmi eux deux expositions : La danse autour de moi, exposition-résultat d’un appel à participations des Brivois dans les salles du Musée Labenche, un des plus beaux hôtels Renaissance de la Corrèze et une exposition fragmentée d’Olivier Soulier dans les vitrines des commerçants brivois. Conférences et tables rondes animeront également les 3 jours. Thématique pointue (quelle approche du sujet ? Saisir l’instant ou le mettre en scène ? Quel traitement pour quelle mémoire ?) ou focus historique sur le pionnier Serge Lido qui, Rolleiflex 4×4 à la main, a photographié pendant près d’un demi-siècle les plus grandes figures du cinéma, du théâtre et de la danse, amateurs éclairés et novices curieux auront tout le loisir de parfaire leur culture photographique.

Le mouvement ne sera pas seulement capturé durant ce week-end mais s’animera via les performances dansées dans certaines vitrines du centre-ville. Muriel Corbel, directrice de la compagnie Grégoire basée à Brive, proposera également des pastilles chorégraphiques prêtent à être shootées par le public.

Et plus si affinités

http://cie-pedropauwels.fr/biennalenational.html

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