Masse – un ballet techno à Berlin : documenter un décloisonnement artistique à l’œuvre

L’année dernière, le Berghain, haut lieu berlinois de la techno, initia une interaction entre deux DJ, le corps de ballet du Staatsballett et le peintre Norbert Bisky. Objectif : produire une performance sur le thème du rapport de l’individu au groupe. Masse est née de cette fusion, pour être jouée quelques représentation en mai 2013.

Nicola Graef a suivi cette épopée un an durant, pour en marquer en images les problématiques, les enjeux, les étapes. Remarquable, son documentaire a vertu de synthèse, mettant au premier plan la magie d’une collaboration à l’origine improbable, entre des univers qu’on pensait étrangers et qui se révèlent très proches et harmonieux.

C’est ce qui ressort de ces minutes : des moments de communion entre des artistes venus d’horizons différents qui se retrouvent sur un projet, le structurent, l’alimentent, lui donnent vie, d’un rythme, d’un geste, d’une couleur. Les maîtres mots sont ici décloisonnement, transversalité, dialogue, partage.

La chose est d’autant plus remarquable que la chaîne ARTE, qui diffuse actuellement le film, l’a mis en regard avec French Touch, de Alexis Bernier et Philippe Levy, qui relate le succès de la scène electro française à l’internationale, revenant par ailleurs sur l’histoire de cette conquête.

Masse – un ballet techno à Berlin ajoute une nouvelle dimension en soulignant la manière dont désormais l’electro sort de son champs d’action initial pour rencontrer d’autres formes d’expression. C’est le mérite du documentaire de Nicola Graef que d’expliquer comment.

 

Et plus si affinités

http://www.arte.tv/guide/fr/047359-000/masse-un-ballet-techno-a-berlin