Les contes de 1001 séries : Meurtres au paradis

Certes la série de la BBC va attaquer sa 3eme saison en terre britannique tandis que le public français découvre seulement le 2eme volet sur France 2. Pas grave, on chronique quand même et d’autant plus que Meurtres au Paradis conjugue deux traditions : l’enquête à la britannique et le polar à la française, le tout entre plage de sable fin, mer bleu turquoise et palmiers à gogo.

C’est d’ailleurs là l’originalité et le problème : car qui dit île tropicale dit éloignement de la métropole et chaleur torride. Et ça le très coincé, surdoué et londonien Richard Poole, servi par Ben Miller, ne le supporte pas, qui se retrouve exilé loin de sa chère Albion au milieu des Caraïbes, avec deux policiers vivant au rythme du ‘tit punch et une enquêtrice métis aussi belle et intelligente que caractérielle, jouée avec beaucoup de présence par Sarah Martins.

 


 

Heureusement pour elle car il en faut pour gérer cet étrange hybride de Sherlock Holmes/Mr Bean matiné d’une pointe d’Hercule Poirot. De ces trois porte drapeaux de la brit attitude, Poole a hérité les défauts et les avantages. Grognon, trnachant, froid, de mauvaise fois, il est redoutable d’intelligence et d’affection. La série jongle sur des intrigues complexes tirant leurs rebondissements du climat de promiscuité et de croyances qui règne dans ces microcosmes insulaires entre vaudou, musique créole, plantations de canne à sucre et pirates.

 

Ajoutons y l’humour découlant des difficultés du détective à s’intégrer dans cet univers, sons sens du décalage (ses dialogues avec son lézard de compagnie sont à se tordre) et son ironie mordante, ainsi que ses chamailleries avec la jolie Camille (et la petite historiette d’amour en devenir qu’on sent poindre entre ces deux là) et vous aurez là un cocktail bien dosé qui saura vous emporter loin loin.

 

On aime particulièrement la plongée dans la culture et le mode de vie de ces îles trop souvent montrées d’un point de vue touristique,  et le personnage du commandant Selwyn Patterson, tout en rondeur et en bonhommie, avec une pointe d’humour et toute la nonchalance désabusée et heureuse qu’on acquiert sous le soleil.

 

Et plus si affinités

http://pluzz.francetv.fr/videos/meurtres_au_paradis.html